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    Sur la base d’une loi islamique

    Egypte: Une chrétienne se voit refuser sa demande de divorce

    Le Caire, 21 mars (APIC) Un tribunal du Caire a rejeté, sur la base d’une loi islamique, la demande de divorce d’une chrétienne copte, mariée à un musulman. La plaignante était la première femme à recourir contre cette nouvelle loi du "khalaa" qui s’inspire de la charia ou loi islamique, entrée en vigueur au début de l’an 2000.

    Cette nouvelle disposition permet le divorce des femmes qui renonceraient à être dédommagées par leurs époux. Elles doivent, toutefois, rendre à ces derniers, les cadeaux et sommes d’argent qu’elles ont reçu d’eux pendant le mariage.

    Mikhail Barbari, le présidant du tribunal qui jugeait l’affaire, a expliqué son opposition au divorce de Mona Halim, par le fait que l’Eglise locale n’a jamais reconnu le "khalaa" (la loi égyptienne en matière de divorce). Il a été réconforté dans cette appréciation, par le chef de l’église copte d’Alexendrie, la seconde ville du pays. Le patriarche Chenouda III a déclaré, trois jours avant le procès, que la nouvelle loi ne peut être appliquée aux coptes.

    Le "khalaa" a remplacé une autre loi plus contraignante pour les femmes, en matière de divorce. Elle offrait la possibilité pour les hommes de pouvoir divorcer d’avec leurs épouses sans preuves de mésentente. En revanche, elle exigeait de toute femme réclamant la dissolution de son ménage, des preuves formelles et irréfutables démontrant qu’elle est maltraitée ou négligée par son mari. Une démarche qui pouvait durer plusieurs années, du fait que les magistrats égyptiens, comme partout ailleurs, préfèrent traîner les choses en longueur dans l’espoir de voir les couples se réconcilier.

    L’islam impose des conditions draconiennes pour la dissolution d’un mariage. Il attribue de lourdes responsabilités à ceux qui le prononcera. (apic/ibc/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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