Eglises chrétiennes en Namibie: (160389)
Windhoek, 16mars(APIC) La possibilité de l’accession de la Namibie à
l’indépendance a pris un tournant significatif avec la signature, à Brazzaville, des accords par les parties concernées. La lutte de la Namibie pour
son indépendance est la cause pour laquelle les Eglises chrétiennes dans le
pays se sont engagées dès que la communauté a entrepris la dénonciation de
l’illégalité de la présence dans ce territoire de l’Afrique du Sud.
Les Eglise chrétiennes, groupées au sein du Conseil des Eglises en Namibie (CCN), ont mené ces dernières années des actions dont les principaux
axes sont la recherche de l’unité nationale, la promotion du développement
et la protection des droits de l’homme.
S’agissant de l’unité nationale, les Eglises chrétiennes jouent un rôle
de rapprochement entre citoyens namibiens. Les 1,5 million d’habitants,
dont 90% sont des chrétiens, appartiennent à plusieurs ethnies.
Récemment, le Centre de Dobra, situé à quelque 15 kilomètres de la capitale, Windhoek, a abrité une conférence organisée par un groupe interconfessionnel sur le rôle de l’Eglise dans le développement dans le contexte
de la Namibie. Cette rencontre a drainé une soixantaine de participants
représentant plusieurs Eglises namibiennes, ainsi que des associations
d’oeuvres d’entraide.
Institutions dangereuses?
A Ongweva, situé sur le territoire d’Ovamboland, un centre spécialisé
dans les questions de violations des droits de l’homme est opérationnel depuis plusieurs semaines déjà. Son inauguration a été marquée par une
cérémonie religieuse présidée par l’évêque luthérien Kleopas Dumeni. Ses
homologues catholique et anglican ont pris part à cette cérémonie.
Cet engagement des Eglises chrétiennes ne rencontre évidemment pas l’assentiment de la puissance d’occupation qu’est l’Afrique du Sud. Son administration se dit consternée par le climat "d’effervescence révolutionnaire
que développe les Eglises chrétiennes". Les autorités du régime de
l’apartheid considèrent le Conseil des Eglises en Namibie (CCN) comme "une
institution dangereuse" et ont lancé par le biais de leur gouvernement une
campagne contre le CCN traité d’"instrument de la propagande du communisme". (apic/dia/pr)