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    Église de Fribourg: les contributions des paroisses devraient se stabiliser

    Les délégués de la Corporation ecclésiastique catholique du canton de Fribourg ont approuvé, lors de leur Assemblée du 14 juin 2025, une révision du Statut ecclésiastique. Les nouvelles dispositions devraient permettre une vision plus durable et à long terme des finances.

    «Je ne vous cache pas que je suis confronté à quelques difficultés, notamment suite à certaines décisions qui concernent la gestion financière de l’Église catholique Fribourg», a déclaré Mgr Charles Morerod, évêque du diocèse de LGF, devant les délégués de la Corporation ecclésiastique catholique (CEC) réunis pour la 99e Assemblée.

    Prévenir plutôt que guérir

    Mgr Morerod a relevé les difficultés auxquels son évêché, comme bien d’autres en Europe, est confronté, indique le communiqué de la CEC. «J’ai rencontré un évêque hollandais qui m’a dit que dans son diocèse il y a plusieurs dizaines de désacralisations d’églises chaque année. J’ai rencontré un évêque français d’un diocèse voisin qui m’a dit qu’en dix ans, ils sont passés de 125 prêtres à 23. Il a ajouté: ‘Nous aurions pu anticiper et nous ne l’avons pas fait.»

    Pour l’évêque de LGF , il est important que le soucis des finances n’empiète pas sur le travail quotidien, celui des agents pastoraux notamment. Et de relever des motifs d’espérance, comme l’augmentation des confirmations d’adultes. Comment éviter que les nouveaux confirmés repartent en raison d’une communauté trop peu vivante, s'est-il alors interrogé. «Je rencontre des étudiants de collèges, qui écrivent leur travail de maturité sur des questions touchant la religion. Ils me disent souvent qu’ils ne vont pas à l’église dans leur paroisse, car ils se retrouveraient trop seuls comme jeunes. Comment gérer les nouveaux croyants? Comment les accueillir et nous inspirer de leur manière de vivre la foi?» Et de conclure:  Est-ce qu’une assemblée comme la vôtre se tiendra de la même manière dans dix ans?»

    Pour une gestion des finances dans la durée

    Donnant une suite concrète aux travaux de longue haleine démarrés en début de législature, les délégués ont approuvé en première lecture la révision du frein aux contributions paroissiales. Cette réforme de l’ancien «frein aux dépenses» a été préparée par une commission spéciale, placée sous la direction du vice-président de l’Assemblée, Matthieu Canevascini.

    Cela ne concerne pas les dépenses des paroisses, mais principalement les tâches cantonales dont s’occupe la CEC pour l’ensemble des deux régions diocésaines, précise le communiqué. La réduction des dépenses ne va pas de soi.  Elle est calculée sur la base du montant des recettes fiscales, nécessairement variables. Or les dépenses de la CEC sont majoritairement fixes à court terme pour leur part, car elles portent pour l’essentiel sur les salaires. Pour Matthieu Canevascini, l’actuel frein aux dépenses a donc l’inconvénient majeur d’être calculé à partir des recettes et dépenses passées, sans prendre en compte l’avenir.

    Un plan financier quinquennal

    La réforme actuelle (acceptée le 14 juin 2025) se fonde sur l’élaboration d'un plan financier quinquennal tel qu’on le connaît dans les collectivités publiques. C’est un instrument de prévision, élaboré en début de législature et contenant les grandes lignes des recettes et des dépenses sur plusieurs années à venir. «Cette réforme va stabiliser les contributions des paroisses, tout en permettant une certaine souplesse opérationnelle», remarque Matthieu Canevascini. Les contributions globales demandées aux paroisses ne pourront être modifiées au cours du plan quinquennal qu’en cas de circonstances exceptionnelles. «L’expérience a montré, note-t-il, que cette condition peut s’avérer difficile à interpréter. Le projet de réforme y ajoute par conséquent la nécessité d’une décision à la majorité qualifiée, c’est-à-dire des deux tiers des voix exprimées.»

    Comptes 2024 et élections

    Dans la foulée, l’Assemblée de la CEC a approuvé les comptes 2024. L’exercice boucle avec un bénéfice de CHF 28'764, pour un total de charges d’un peu plus de CHF 29 millions. L’excédent de produits a été versé aux fonds propres.

    Dans un autre registre touchant la gouvernance de l’Église catholique Fribourg, le Conseil et l’Assemblée souhaitent simplifier le Règlement sur l’exercice des droits politiques ainsi que d’autres règlements. Pour y parvenir, une commission spéciale a été créée sous la direction de Joachim Tedie, président de la paroisse de Sainte-Thérèse. Les autres membres de la commission sont: Hermann Hayoz, René Jaquet, Valentine Murith, Hans Rahm, François Roubaty et Daniel Werro.

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    Michel Vorlet et Nicole Monney, nouveaux délégués de la CEC, avec Bernhard Altermatt, président de l’Assemblée, de d. à g. | © CEC

    Autre changement: Johanna Fasel a été élue comme nouvelle secrétaire à la suite du départ de Nathalie Lehmann, qui continuera à œuvrer pour l’Église dans une autre fonction. En outre, Hermann Hayoz a été élu comme nouveau membre de la Commission de gestion, et le président Bernhard Altermatt a assermenté la nouvelle déléguée Nicole Monney et le nouveau délégué Michel Vorlet. (cath.ch/cec/lb)

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