Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Service de nouvelles

    Ecumenical News International (ENI) NOUVELLES OECUMENIQUES INTERNATIONALES

    L’uniatisme et le prosélytisme: un frein au dialogue sur la question de la

    primauté du pape ENI-95-0326çF

    Genève, le 13 décembre (ENIçEdmund Doogue) - Si les Eglises orthodoxe et

    catholique romaine pouvaient parvenir à un accord sur la question du rôle

    de l’évêque de Rome, toutes les questions qui divisent les deux Eglises

    seraient facilement résolues, a affirmé le patriarche oecuménique

    Bartholomée Ier de Constantinople, lors d’une conférence de presse tenue le

    12 décembre au Centre oecuménique à Genève.

    Le patriarche s’exprimait dans le cadre de la visite qúil effectuait auprès

    du Conseil oecuménique des Eglises (COE), de la Conférence des Eglises

    européennes (KEK), de la Fédération luthérienne mondiale (FLM), et de

    l’Alliance réformée mondiale (ARM), qui ont leur siège au Centre

    oecuménique.

    Les Eglises orthodoxe et catholique romaine sont les deux plus grandes

    Eglises du monde. Une des raisons qui empêchent l’unité entre les deux

    Eglises est le rôle de l’évêque de Rome. Les orthodoxes ne veulent pas que

    l’autorité du pape soit étendue à l’Eglise orthodoxe. On constate cependant

    une certaine volonté de la part des orthodoxes d’accepter que l’évêque de

    Rome joue le rôle de "premier parmi ses pairs" - et non un rôle d’autorité

    - dans une Eglise unie. L’évêque de Rome a occupé cette position de

    "premier parmi ses pairs", avant le schisme qui s’est produit entre les

    Eglises de l’Orient et de l’Occident, au 11e siècle.

    Le patriarche Bartholomée a rappelé que les deux Eglises étaient parvenues

    à la veille d’aborder sérieusement la question de la primauté du pape, ce

    qui permet de penser que les chances de progresser sur cette voie il y a

    moins de dix ans ont été freinées par les conflits qui ont éclaté entre les

    Eglises d’Europe orientale.

    Avant que ne surgisse le problème de l’uniatisme, "nous étions arrivés à la

    veille d’aborder sérieusement la question de la primauté", a en effet

    souligné le patriarche, mais les problèmes de l’uniatisme et du

    prosélytisme ont obligé l’Eglise orthodoxe à "limiter le dialogue à ces

    deux questions" et ainsi à différer l’ordre du jour initial (accepté en

    1981).

    Les Eglises catholiques de rite oriental - souvent décrites par les

    orthodoxes et d’autres milieux ecclésiastiques comme "uniates" - sont,

    depuis cinq ans, la cause de tensions dans les relations entre catholiques

    romains et orthodoxes en raison des conflits concernant les propriétés

    d’Eglises dans les anciens pays communistes d’Europe centrale et orientale.

    Le patriarche a souligné que le problème des biens d’Eglises était "une

    question br#lante et conduit parfois à l’agressivité de la part des uniates

    qui veulent reprendre les églises avant même qúun accord ne soit

    intervenu". Il a même cité le cas d’un incident survenu en Ukraine au cours

    duquel des catholiques ont violemment fait irruption lors d’un service

    orthodoxe dans une église qúils voulaient reprendre.

    "Ceci n’est pas une fac,on fraternelle d’agir", a déploré le patriarche.

    S’exprimant à propos du prosélytisme, il a affirmé que les Eglises

    orthodoxes étaient opposées au prosélytisme et aux activités missionaires

    d’Eglises qui cherchaient à faire de nouvelles conversions dans des pays

    traditionnellement orthodoxes. Ce problème est apparu principalement en

    Europe orientale et en Russie depuis l’effondrement du communisme.

    Le patriarche a exprimé l’espoir que ces questions de l’uniatisme et du

    prosélytisme seront résolues aussi vite que possible pour que l’on puisse

    poursuivre "le dialogue théologique" et revenir à la question de la

    primauté de l’évêque de Rome.

    "Nous n’avons pas d’autre moyen, sinon le dialogue, pour résoudre les

    questions qui nous séparent", a-t-il affirmé.

    Par ailleurs, répondant à une question d’un journaliste, le patriarche a

    précisé qúil n’y avait pas de difficultés, au plan canonique, à ordonner

    des femmes diacres dans l’Eglise orthodoxe. Théoriquement, il est toujours

    possible de revitaliser cette "tradition de l’Eglise primitive chrétienne",

    a-t-il dit, précisant qúil ne connaissait qúun cas de femme diacre

    orthodoxe, en Grèce, mais que le Patriarcat oecuménique n’excluerait pas de

    candidatures.

    Le patriarche oecuménique a aussi rencontré le secrétaire général de la

    Fédération luthérienne mondiale, Ishmael Noko, qui l’a assuré que les

    Eglises luthériennes qui vivent aux côtés des Eglises orthodoxes n’avaient

    "pas l’intention" de faire du prosélytisme - en cherchant à obtenir des

    conversions.

    En effet, le 11 décembre, lors de la cérémonie officielle d’accueil,

    présidée par le COE, le patriarche avait critiqué les activités de

    "nombreuses Eglises protestantes" qui ont "pris come cibles nos communautés

    à des fins de prosélytisme".

    Lors de sa visite auprès de la Conférence des Eglises européennes, le

    patriarche Bartholomée a rendu hommage au rôle de la KEK durant la guerre

    froide, en particulier ses efforts pour promouvoir la paix et la sécurité

    en Europe après la deuxième guerre mondiale. (765 mots)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus