La "Lettre aux amis et bienfaiteurs" n’était pas destinée à la presse
Ecône/Rickenbach, 18novembre(APIC) "Il n’y a pas de prise de position de
notre part sur la visite qu’effectue actuellement le cardinal Gagnon dans
les séminaires de la Fraternité St-Pie X, c’est faux, absolument faux!",
affirme l’abbé Franz Schmidberger, vicaire général de la Fraternité sacerdotale St-Pie X. Il conteste ainsi la version qu’a donnée la presse de
l’envoi aux sympathisants d’Ecône d’une "Lettre aux amis et bienfaiteurs".
Cette lettre - qui est publiée deux fois par an - est en fait destinée
au cercle de bienfaiteurs du mouvement traditionnaliste et est considérée
par l’abbé Schmidberger comme une information purement interne. Et d’affirmer que la Fraternité s’en tenait au silence - "un silence relatif du
moins" - convenu avec les autorités romaines. Mais il confirme le contenu
de la "lettre aux amis et bienfaiteurs", sans vouloir entrer dans les
détails, car ce sont des points en discussion avec le cardinal canadien
Edouard Gagnon, qui mène à l’invitation du pape Jean Paul II une mission
d’information dans les plus importants centres de la Fraternité sacerdotale
St-Pie X. Mgr Gagnon aurait d’ailleurs déjà quitté Ecône et se trouverait
au séminaire de Zaiskofen, en Bavière.
La "lettre aux amis et bienfaiteurs" était rédigée avant l’arrivée du
visiteur apostolique. Elle relève que le Vatican pourrait autoriser le mouvement traditionnaliste à garder "un rite propre avec reconnaissance de la
liturgie traditionnelle, comme cela existe chez les Maronites et les Ukrainiens". Cela permettrait de conserver le principe de la soumission au
Saint-Siège "avec l’avantage de sauvegarder une large autonomie de la Fraternité". Cette autonomie devrait inclure la liberté de combattre "les erreurs contemporaines à l’intérieur de l’Eglise" (notamment du point de vue
intégriste la liberté religieuse et l’oecuménisme) et permettre la consécration d’évêques garantissant la transmission de la foi et de la vie
sacramentelle. De plus, Rome n’exigerait plus la reconnaissance par écrit
du nouveau missel ni du Concile Vatican II. Comme le contenu de cette
lettre a été rédigé avant les actuelles discussions avec le cardinal
Gagnon, il pourrait éventuellement y avoir des éléments nouveaux, préciset-il, tout en affirmant : "Cette lettre est écrite!". L’abbé Schmidberger
conclut qu’il ne faut pas perturber les "négociations" et qu’il se refuse
catégoriquement à d’autres commentaires. (apic/be)