Aide au développement et droits de l’homme: même combat
Dublin, 10décembre(APIC) Il n’y a pas de développement possible sans respect des droits de l’homme, et c’est pourquoi il est urgent de soutenir les
processus de démocratisation en cours dans plusieurs pays: c’est ce que
rappellent les dix-huit Commissions "Justice et Paix" d’Europe, à l’issue
de leur réunion annuelle, tenue à Dublin du 5 au 8 décembre.
Même s’il faut admettre que les gouvernements qui font du respect des
droits de l’homme une condition à l’aide au développement ne le font pas
toujours sans arrière-pensée, cela représente déja un progrés, ont estimé
les participants. D’autres critères que la croissance économique sont ainsi
introduits dans la coopération au développement.
A Dublin, l’accent a été mis sur la nécessité de véritables négociations
entre pays donateurs et bénéficiaires de l’aide, afin qu’ils déterminent
ensemble les exigences en matière de droits humains et de démocratisation.
La réunion rassemblait également des délégués de plusieurs Commissions
des autres continents (Afrique, Asie, Amérique du Nord et du Sud, Australie). L’occasion, pour la cinquantaine de participants, d’aborder des problèmes cruciaux concernant les relations Nord-Sud.
Les délégués d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Asie ont insisté auprés
des pays du Nord sur la nécessité de leur engagement afin que soit résolu
le problème de la dette extérieure, du commerce des armes, de l’établissement de règles plus justes en matière de commerce international et de relations financières. Face à ces problèmes et aux situations souvent tragiques
qui ont été mentionnées, il a été convenu de renforcer la collaboration intercontinentale entre les Commissions "Justice et paix".
Les délégués lancent un appel à tous les gouvernements européens afin
qu’ils assument leurs responsabilités pour le rétablissement de la paix en
Bosnie-Herzégovine et que tous accueillent d’urgence et de manière coordonée les prisionniers libérés des camps de détention. Pour les Commissions
"Justice et Paix" d’Europe, ces personnes et leurs familles doivent obtenir
le statut de réfugié ou un statut équivalent, qui leur permette de vivre en
j
sécurité tant qu’ils ne pourront pas rentrer dans leur pays. (apic/cip/vg)