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    Droits de l’homme : consensus universel (211087)

    Paris, 21octobre(APIC) A l’occasion de l’assemblée générale de la section

    française de la Conférence mondiale des religions pour la paix, qui s’est

    tenue à Paris le 20 octobre, Me Louis Pettiti, président du Mouvement international des juristes catholiques , juge à la Cour Européenne des Droits

    de l’Homme, a animé une conférence sur le thème : "Droits de l’homme, consensus universel".

    Une approche historique permet de mettre en évidence l’extension de la

    notion de droits de l’homme. D’un point de vue géographique, la mise au

    point de conventions régionales, telle que la Convention Européenne des

    Droits de l’Homme, a réalisé le passage du droit international au droit national. Pour la première fois, les Etats se sont engagés collectivement à

    faire respecter les droits de l’homme. Le champ d’application de la notion

    s’est élargi, donnant ainsi naissance à trois générations de droits : civils, économiques et sociaux, collectifs.

    Approche différente des droits fondamentaux selon les religions

    Le problème le plus grave qui se pose à l’universalisme des droits de

    l’homme tient aux divergences d’approche des droits fondamentaux. Ainsi, si

    le droit de la famille est fondamental dans les systèmes européens, les

    conceptions religieuses asiatique ou africaine diffèrent totalement sur un

    point comme le mariage, par exemple. Seule un dialogue fraternelet la

    tolérance, source du dialogue - comme le montrent les expériences de l’ONU

    ou de la rencontre d’Assise - peuvent amener à surmonter ces obstacles. Par

    ailleurs, la reconnaissance par les Etats des droits fondamentaux des citoyens à l’échelle internationale n’exclut pas toutes sortes de déviations:

    non-respect à l’intérieur de droits reconnus internationalement, ou hypocrisie, qui fait par exemple de certains Etats les complices de violations des droits de l’homme par la fourniture de moyens à d’autres Etats.

    Nécessité d’un dialogue fraternel entre les religions

    Des offensives récentes visent aussi à aller à l’encontre des droits de

    l’homme. D’une part, une position "économique", qui prone la résolution

    avant tout des problèmes économiques des populations qui ont faim,alors que

    rien, pas meme les nécessités économiques, ne justifient les attaques à la

    personne humaine. D’autre part, une attitude visant à n’accepter comme

    droits fondamentaux que ceux qui seraient conformes à sa propre religion.

    Les religions se trouvent donc aujourd’hui confrontées à des devoirs plus

    exigeants qu’autrefois, qui supposent un dialogue fraternel entre elles

    pour une compréhension réciproque de leurs propres fondements.

    (apic/vb/cor)

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