Luxembourg, 8décembre(APIC) "Le droit d’asile est celui qui reste quand
tous les autres droits sont méconnus": c’est ce que rappellent les délégués
d’Euro-Caritas réunis jeudi 7 décembre à Luxembourg, à une semaine de la
signature de l’accord de Schengen, prévue pour le 15 décembre.
Les délégués d’Euro-Caritas, bureau de liaison entre la Communauté Européenne et les Caritas du Marché Commun, dont le siège est à Bruxelles, ont
adopté à cette occasion une résolution où ils expriment leur inquiétude face à la tendance restrictive qui se manifeste de plus en plus en Europe à
l’égard des demandeurs d’asile. Les auteurs de la résolution se disent"
particulièrement inquiets de l’évolution actuelle de l’harmonisation du
droit d’asile dans les pays de la Communauté Européenne, qui risque d’entraîner des répercussions de l’accord de Schengen sur les droits fondamentaux des réfugiés et des demandeurs d’asile".
Les délégués d’Euro-Caritas demandent que soit retardée la signature de
l’accord de Schengen. Cela, disent-ils, afin de permettre de demander son
avis au Haut-Commissariat pour les réfugiés, comme le prévoit la Convention
de Genève. Ils désirent en outre analyser les effets négatifs de cet accord
sur le droit d’asile, et notamment sur les possibilités d’accès des réfugiés au territoire européen.
Euro-Caritas coordonne des projets et programme introduits auprès de la
Communauté Européenne par ses organisations membres de dix pays : Belgique,
Danemark, France, Allemagne, Pays-Bas, Grèce, Italie, Luxembourg, Portugal
et Espagne. (apic/cip/pr)