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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Du 7 au 18 mai prochain, le pape se rendra pour la neuvième fois en Améri-

    DOSSIER SUR LE VOYAGE DU PAPE EN AMERIQUE LATINE (180488)

    que latine. Il visitera l’Uruguay, le Bolivie et le Paraguay et s’arrêtera

    à Lima pour participer à la clôture du 5e Congrès eucharistique et marial

    des pays bolivariens. L’Agence APIC a réalisé un dossier de 5 articles

    publiés cette semaine sur les enjeux de ce voyage.

    Amérique latine : présentation religieuse du continent

    Fribourg, 18avril(APIC/CIP) Puebla (1979) et Medellin (1968), les deux

    grandes assemblées épiscopales du continent, 1992 et le 5e centenaire de la

    "découverte" de l’Amérique, la misère, c’est le contexte dans lequel s’inscrit aujourd’hui l’action et la vie de l’Eglise en Amérique latine et qui

    donnera un visage particulier à la visite du pape en mai prochain.

    L’Amérique latine est considérée comme un continent presque

    intégralement catholique. Comme la population y est jeune et le taux de

    natalité très élevé, on peut compter que le continent occupera bientôt une

    place de premier rang dans l’ensemble du monde catholique. Les débats qui

    traversent l’Eglise latino-américaine revêtent donc une grande importance

    pour l’Eglise universelle.

    Un continent chrétien ?

    Depuis le Concile Vatican II et en partie grâce aux deux grandes

    assemblées épiscopales de Medellin (1968) et de Puebla (1979), l’Eglise du

    continent s’est profondément rénovée. Des communautés de base ont été

    créées en beaucoup d’endroits et de nombreux chrétiens ont retrouvé le sel

    de l’Evangile dans leur vie quotidienne. Certains ont été enthousiasmés par

    cette extraordinaire dynamique, d’autres inquiétés. Certains milieux

    ecclésiastiques et politiques, tant sur le continent qu’en-dehors, se sont

    opposés à Medellin et à Puebla.

    Toutefois, l’Amérique latine n’est peut-être pas aussi chrétienne qu’on

    le dit. Il y a en Bolivie et au Pérou des communautés indiennes qui

    semblent n’avoir été que superficiellement atteintes par le christianisme.

    Les Indiens

    En 1992 sera célébré le 5e centenaire de la "découverte" de l’Amérique.

    Une population indigène vivait pourtant depuis des millénaires sur le

    continent et elle avait développé des civilisations remarquables.

    Ceux qui se sentent proches des vainqueurs et ceux qui se sentent

    proches des vaincus voient cet anniversaire d’un oeil très différent. Les

    conquérants ne se sont pas conduits comme des enfants de choeur : des

    civilisations entières ont été anéanties, des populations exterminées ou

    décimées et colonisées. Certains effets de la colonisaiton subsistent

    jusqu’à aujourd’hui ou la question indienne se superpose souvent à la

    question sociale. Même si on peut à juste titre parler en Amérique latine

    de culture métisse - Notre-Dame de Guadalupe par exemple en constitue un

    symbole -, certains groupes indiens ont toujours résisté à l’assimilation

    et l’on assiste aujourd’hui à un réveil de leurs aspirations.

    La misère et les disparités sociales

    Dans les quatre pays que le pape va visiter, la misère est massivement

    présente et ses victimes de plus en plus nombreuses. La réalité est

    d’autant plus dramatique qu’elle n’est pas un fruit du hasard, mais bien de

    la domination de l’homme par l’homme. Cette situation interpelle les

    Eglises, mais on est bien obligé de constater deux grandes tendances parmi

    les chrétiens : d’un côté un christianisme garant moral de l’ordre, de la

    propriété et de la sécurité, taxant de séditieux ceux qui posent en termes

    structurel le problème de la pauvreté et, d’un autre côté, un christianisme

    résolument attentif aux misères réelles de l’immense masse des pauvres.

    Entre ces deux courants, toutes les nuances existent. Dans son ensemble,

    l’Eglise latino-américaine a cependant opté, du moins en principe, pour un

    engagement aux côtés des pauvres.

    Le soutien explicite de fractions importantes de l’Eglise aux populations opprimées a entraîné une répression plus ou moins violente selon les

    régions et les régimes, mais nombreux sont les chrétiens et les pasteurs

    qui ont payé de leurs souffrances, voire de leur sang, le choix qu’ils ont

    fait. On peut citer ici le cas de Mgr Romero, l’archevêque de San Salvador

    assassiné.

    Le rapprochement entre l’extrême pauvreté d’une grande partie de la

    population et le montant élevé des frais occasionnés par la venue du pape

    provoque un certain nombre de réactions dans les milieux tant politiques

    qu’ecclésiastiques. Au Pérou, par exemple, des voix se sont élevées pour

    mettre en doute l’important budget prévu par l’Eglise (près d’un

    demi-million de dollars), alors que l’Etat, de son coté, devra supporter le

    coût des mesures de sécurité. (apic/cip/ym)

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