Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Document des évêques allemands et autrichiens (201088)

    pour le 50e anniversaire de la "Nuit de Cristal"

    "Accepter le fardeau de l’histoire"

    Bonn, 20octobre(APIC) Il y a cinquante ans, dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, les synagogues des communautés juives d’Allemagne et d’Autriche (tout juste annexée par le Reich) furent incendiées par les nazis et

    les juifs furent victimes de pogroms. Dans une déclaration commune publiée

    jeudi à l’occasion de ce tragique anniversaire, les Conférences épiscopales

    d’Allemagne, de Berlin (qui comprend les évêques d’Allemagne de l’Est) et

    d’Autriche, ont regretté que les Eglises chrétiennes n’aient pas à l’époque

    condamné la persécution des juifs par le régime national-socialiste. Ils

    demandent d’ "accepter le poids de l’histoire".

    Dans leur déclaration - la première qu’ils rédigent ensemble - les

    évêques allemands et autrichiens reconnaissent explicitement que leurs

    prédécesseurs dans l’épiscopat n’ont élevé aucune protestation commune du

    haut de la chaire. Cette attitude de retrait des évêques d’alors s’explique

    uniquement par le combat mené contre les Eglises par les nationaux-socialistes. A cette époque, il s’agissait pour les Eglises d’une question de vie

    ou de mort, souligne la déclaration. Les évêques se demandent pourtant s’il

    n’aurait pas été possible en novembre 1938 d’organiser certaines formes de

    "solidarité fraternelle", comme par exemple une prière commune pour les

    persécutés innocents ou une affirmation renouvelée et démonstrative du commandement chrétien de l’amour.

    Les évêques ouest-allemands, est-allemands et autrichiens relèvent encore que des siècles durant, des erreurs, des malentendus et des préjugés sur

    la foi et la religion ont gravement altéré les relations entre les chrétiens et les juifs. C’est de là que viendraient, à côté des ressentiments

    politiques, sociaux et économiques, les sources de l’antijudaïsme, qui

    s’est également répandu parmi les catholiques. Dans leur appel à la réconciliation, les évêques reconnaissent la nécessité d’une ouverture au dialogue, tant du côté des juifs que des chrétiens, tout en montrant du

    respect pour ceux qui ont eu à souffrir eux-mêmes de la persécution, et

    ceux des générations suivantes, qui ne peuvent encore faire montre de cette

    ouverture, tant est profonde leur douleur. (apic/kna/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus