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    La menace des réseaux criminels de trafiquants d’êtres humains

    Djakarta: Conférence internationale contre le trafic de clandestins

    Djakarta, 26 février 2002 (APIC) Une conférence internationale sur la lutte contre le trafic d’immigrés clandestins s’ouvrira cette semaine sur l’île de Bali, en Indonésie. La réunion de mercredi et jeudi est co-organisée par l’Australie et l’Indonésie. Plus de 30 pays d’Asie-Pacifique et du Moyen- Orient ont annoncé leur participation, en même temps que l’Organisation internationales des migrations (OIM) et le Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR).

    Les Etats-Unis, l’Europe, le Canada seront présents comme observateurs. La présidente indonésienne Megawati Sukarnoputri ouvrira la conférence où l’Australie est représentée par trois ministres: Alexander Downer (Affaires étrangères), Philip Ruddock (Immigration) et Christopher Ellison (Justice).

    L’idée de la réunion est venue du conflit qui avait opposé l’an dernier l’Indonésie à l’Australie sur le sort des réfugiés du Tampa. Ce cargo norvégien avait recueilli 433 immigrants dont le bateau, indonésien, avait sombré alors qu’ils tentaient de gagner clandestinement l’Australie.

    Canberra avait accusé Djakarta de ne pas agir suffisamment pour lutter contre le trafic sur son territoire d’immigrés venus du Moyen-Orient et d’Asie centrale et voulant gagner l’Australie. Peu après, une tragédie avait également mis en lumière l’acuité du problème: le naufrage en octobre de quelque 350 personnes, en majorité des Irakiens, sur un bateau surchargé au large de l’Indonésie.

    Véritables réfugiés lésés

    Les deux pays ont depuis mis une sourdine à leur querelle et sont convenus que le trafic de clandestins était un problème qui dépassait le cadre bilatéral. "Le trafic d’hommes est devenu une question mondiale", a déclaré un responsable du ministère indonésien des Affaires étrangères, Marty Natalegawa. "Le gouvernement indonésien pense que les menaces posées par des réseaux criminels de trafiquants d’êtres humains, le trafic des personnes et les délits pénaux liés ne peuvent pas être résolus individuellement et nécessitent une coopération et une action collective", a-t-il dit.

    Le trafic d’hommes a pris de l’ampleur en Asie-Pacifique vers 1998/99 après que l’Europe eut imposé des contrôles plus stricts aux immigrants et demandeurs d’asile. Beaucoup de candidats à l’exil en Australie se rendent en avion en Malaisie, qui ne demande pas de visas pour les ressortissants de nombreux autres pays musulmans. Ils prennent ensuite de petits bateaux pour l’Indonésie d’où ils s’embarquent pour un long et périlleux voyage à destination de l’Australie.

    Le HCR de son coté s’inquiète que la répression des migrants économiques mette en danger le droit des véritables réfugiés. (apic/ag/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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