Discours et flons flons
à Sion leur nouveau cardinal, Mgr Henri Schwery, évêque de Sion. S’adressant aux fidèles présent, Mgr Schwery n’a pas manqué de rappeler ce que cette Place signifie pour le Valais: "Avec fierté les sédunois et le peuple
valaisan appellent la Planta ’Place historique’. Et de ce fait, il s’y est
déroulé des événements qui firent date, malheureusement pas tous pacifiques. Par bonheur aussi il y eut des commémoratioons comme celles qui rappelèrent l’entrée du Valais dans la Confédérarion suisse. Et nombre de célébrations religieuses comme l’Eucharistie du jour de la Fête Dieu".
Après avoir salué "en particulier" ses "frères dans l’épiscopat*, tout
en les invitant "à célébrer avec joie et reconnaissance notre Action de
Grâce pour tous les bienfaits reçus", Mgr Schwery leur a demandé d’apporter
à leurs Eglises respectives l’assurance de sa "fidèle solidarité collégiale
et l’amitié fraternelle de toute l’Eglise diocésaine de Sion"
"En rentrant de Rome, plein de confusion pour l’honneur que le Saint Père a daigné faire à nootre pays et à nos Eglises à travers ma personne, à
relever le nouveau cardinal, je ne puis chasser de ma mémoire un des dernier messages qu’il nous avait lui-même adressés depuis Sion à la fin de
son voyage apostolique en Suisse en juin 1984: ’Que le Dieu de voos Pères
reste pour tooujours le Père de vos enfants’".
Dans son allocution faite au cours de la réception donnée en l’honneur
du cardinal Schwery, le président du gouvernement de la République et canton du Valais, Bernard Comby, n’a pas manqué d’évoquer le nom de celui qui
avait été le premier cardinal valaisan: la silouette historique de Mathieu
Schiner, en rappelant certaines "ressemblances" avec le second cardinal:
"tous deux comportent deux syllabes, sept lettres, et cinq de ces sept lettres leur sont communes". Pour Bernard Comby, la ressemblance s’arrête là:
"Je suis persuadé, Moonsieur le cardinal, que vous ne lui rressemblez guère: votre activité sera moins politique, et surtout moins militaires; vous
continuerez à être plus préooccup de votre diocèse que des Etats pontificaux".
Après avoir rappelé que sa nomination comme évêque, en 1977, avait eu
pour conséquences de lui faire quitter "un collège où chacun louait" son
dynamisme, Bernard Comby a fait remarquer que Mgr Schwery sera "désromais
un peu le représentant de l’Eglise catholique suisse au Vatican: vous saurez, j’en suis sûr, y faire entendre la voix du Valais et de la Suisse.
Pour Bernard Comby, sa présence sur la Place de la Planta, en sa qualité de
président du gouvernement valaisan, "manifeste l’intérêt du Valais politique poour la vie de l’Eglise catholique valaisanne, cet intérêt ne nous empêche pas de respecter rigooureusement la sphère d’influence de chaque
hiérarchie. Il est de nombreux secteurs - nootamment l’éducation, la vie
soociale et culturelle - où l’Eglise et l’Etat doivent harmonier leurs efforts au service de la collectivité, dans le respect de la liberté de conscience et de croyance". Et d’évoquer la statue de la "Catherine" qui regarde vers le sud en faignant "d’ignorer" les deux grands édifices que sont
l’évêché et le palais du gouvernement: "Elle sait en effet qu’entre eux
existe une distance suffisante pour qu’aucun des deux ne porte ombrage à
l’autre, mais une distance qui est en même temps un passage permettant les
bonnes relations".
Gilbert Debons, président de la ville de Sion, a pour sa part insisté
sur le fait que "Sa Sainteté Jean Paul II par son autorité souveraine", en
nommant "évêque cardinal", veut souligner par l’"honneur qui nouis est fait
la qualité des rapports amicaux qu’il entretien avec le dioocèse de Sion
visité en juin 1984, visite inscrite dans la mémoire collective de ce
pays". Et de relever qu’en ce jour, "une page historique s’écrit sous nos
yeux". S’adressant aux Valaisans, Gilbert Debons a demandé: Peuple du dioocèse de Sion, sauras-tu apporter ta réponse de chrétien à ta nouvelle dimension, à tes nouvelles responsabilités? Pratiquerons-nous allègrement les
vertus dites cardinalices: justice, prudence, tempérence?"
Se tournant en suite vers Mgr Schwery, le président de Sion fait remarquer: "Noous avons besoin de vootre foi, de votre courage, de votre enthoousiasme et ensemble nous pourrons franchir de nouvelles étapes, celles du
troisième millénaire annonciatrices d’une renaissance religieuse. En vous
accompagnant à Rome, nous avons rencontreé l’Eglise universelle par l’origine des nouveaux cardinaux..."
Mgr Schwery a béni la plaque commémorative posée -------- en son honneur, dont la portée historique n’a pas échappée au nouveau cardinal: "Je
ne puis que trembler à la pensée que ce geste de ce sooir aura peut-être
une portée historique au-delà de ce que nous osons prévoir. Ce n’est pas le
fait de bénir une plaque commémorative, ce n’est même pas la pudeur de me
savoir personnellement concerné qui me préoccupe. Mais c’est le voisinage...! Saurons-nous transmettre ce que nous avons et que nos pères ont préservé 16 siècles durant?"
Homélie