Rome, 22 mars (APIC/CIP) Jean Paul II a reçu mardi 22 mars les prélats de
la Conférence épiscopale du Congo, à l’occasion de leur visite ad limina.
Dans son discours, le pape a présenté l’Eglise congolaise comme "une
grande réalité populaire, une composante essentielle du peuple". Il a exhorté les évêques à développer chez les fidèles le sens de la responsabilité et du service, en les invitant à dépasser les particularismes locaux
et en les ouvrant aux entreprises communes et en stimulant toujours davantage leur volonté de prendre part à l’édification d’une nation unie et dynamique.
Parlant des réalités familiales, une priorité pastorale de l’Eglise congolaise, Jean Paul II a souligné que l’Eglise a une réelle responsabilité
dans la promotion de la vie conjugale et des structures familiales, "essentielles pour l’avenir de la communauté chrétienne et celui de la nation".
L’Eglise, a dit le pape, est aussi appelée à jouer un rôle de premier
plan dans le développement rural, qui est une condition essentielle du
progrès économique et social des peuples d’Afrique. L’Eglise, a-t-il indiqué, peut apporter son concours à travers les communautés villageoises, par
le dynamisme propre de l’animation spirituelle et par ses initiatives dans
les domaines de l’éducation, de la santé et de la culture.
Jean Paul II a attiré aussi l’attention sur le grand nombre de jeunes
Africains qui se tournent aujourd’hui vers l’Eglise dans l’espoir qu’elle
leur ouvre les chemins de l’avenir. L’accueil et l’éducation de la jeunesse, a-t-il insisté, constituent donc une urgence pastorale. "Il serait grave, a-t-il ajouté, que l’Eglise demeure sans voix et sans initiative à
l’égard de la jeunesse des campagnes, des ateliers et des écoles, de celle
que frappe le chômage dans les grandes villes, et de celle qui est tombée
dans la misère ou même la délinquance."
Le pape a demandé aux évêques de saisir l’occasion de cette visite au
Siège de Pierre pour développer les liens qui unissent leurs Eglises les
unes aux autres. Il les a invités à se donner les moyens de vivre vraiment
la communion qui unit leurs Eglises locales et à multiplier les moyens de
mettre les communautés ecclésiales en communication les unes avec les
autres. A cet égard, a-t-il dit, le développement des moyens de communication sociale est d’une importance primordiale.
Le pape a encore fait allusion au "grand nombre d’hommes, de femmes et
de jeunes et d’enfants qui risquent de plus en plus d’être touchés par la
misère". Il a demandé à l’Eglise des gestes de solidarité.
Enfin, Jean Paul II a souligné que le ministère de l’Eglise auprès des
élites intellectuelles et sociales réclame lui aussi une grande attention
de la part de l’Eglise. (apic/cip/bd)