Le cardinal Schwery à la cathédrale: "La foi est un don de Dieu"
"Je ne vous ai pas convoqués ni à la Planta ni à Berne, mais à Valère!"
Sion, 20octobre(APIC) Pour clôturer les trois jours de prière et de célébrations organisés dans le diocèse de Sion à la Basilique de Valère pour le
Triennat de la famille, une grande procession a mené dimanche de nombreux
fidèles à la cathédrale de Sion. Lors de l’office religieux célébré à cette
occasion, le cardinal Henri Schwery, évêque de Sion, a prononcé une homélie
sur la "Mission universelle de la famille", tout en méditant d’abord sur le
texte de l’Evangile du jour: "Le Fils de l’homme quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?"
Partant d’une parabole moderne qui parlait des différences entre les camions et les avions, différences de haute technicité mais sans différences
fondamentales de nature, le cardinal de Sion commente la parole étonnante
du Christ et dit: "L’avenir de la foi ne peut être prédit en fonction de
données temporelles. Ce sont deux domaines totalement différents... Entre
l’intelligence et la foi, ce n’est pas une différence de degré. C’est une
différence de nature. Le Christ ne nous rend pas seulement attentifs à la
situation difficile des croyants dans ce monde. Il souligne davantage une
autre vérité, ici sous-entendue. La foi n’est pas un fruit naturel de la
terre! Il faut l’importer".
Le don de la foi
"L’homme produit et entretient non seulement ses machines, mais aussi
ses idées, ses doctrines politiques et économiques, y compris la politique
familiale. Mais si le chrétien se contentait d’y collaborer du seul point
de vue temporel, il trahirait l’Evangile . Comme s’il prétendait voler avec
un camion "Saurer": rien d’étonnant donc que trop souvent il déçoive, incapable d’élever le débat. Les ailes qui lui manquent, ce n’est pas la nature
qui pourra les lui donner. Elles relèvent en effet de l’ordre surnaturel de
l’homme où l’homme ne peut ni créer, ni acheter. Il faut la demander car la
foi est un don de Dieu", insiste le cardinal Schwery.
L’évêque de Sion se réjouit en outre que les célébrations du triennat de
la famille coincident ce dimanche avec la Journée mondiale de la Mission
universelle et avec son thème: "Joie du partage, joie d’Evangile". Et
d’ajouter: "Notre vocation à la mission universelle nous fait solidaires
des familles, telles que Dieu les veut, donc telles qu’il les aime. Car
Dieu aime les familles. Il leur veut du bien. Jésus souffre avec elles. Il
leur offre sa grâce, notamment la grâce de la foi. Pour que le Fils de
l’homme puisse encore trouver la foi sur la terre, il faut donc que nous la
demandions à Celui-là seul qui la donne".
La vraie dimension du Triennat
Et Mgr Schwery de conclure: "Je ne vous ai pas invités à discourir sur
la place de la Planta, ni à manifester dans les rues de Berne. Je vous ai
conviés à Valère. Et je n’y ai pas convoqué l’équipe du téléjournal. Je
vous ai invités à venir prier auprès de Marie, la plus effacée des femmes
en ce monde, la plus efficace des médiatrices entre la nature et le ciel.
L’objet de notre prière fervente et urgente, c’est le don de la foi et
l’assistance de la grâce pour nos familles, avant que l’esprit de ce monde
les ait banalisées, puis pénalisées, voire reléguées aux musées anthropologiques. Et notre façon de prier doit être ecclésiale, solidaire du Corps du
Christ tout entier, dans l’esprit de la Mission universelle." (apic/com/ba)