Diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg: une année-vocations (090988)
Lausanne, 9septembre(APIC) Après le diocèse de Sion, c’est au tour du
diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg de préparer une "année-vocations".
Elle commencera le 2 octobre par une messe célébrée en l’église Saint-Nicolas de Flue à Genève par Mgr Mamie et transmise par la Télévision romande.
Mgr Mamie, évêque du diocèse, invite les paroisses et les communautés afin
qu’elles marquent d’une manière spéciale l’ouverture de cette année-vocations dans le cadre de leurs messes dominicales. Dans ce sens, les évêques
lancent un appel: "impossible de devenir l’ami intime de Dieu sans
prêtres", écrivent-ils.
Une des raisons à cette année-vocations tient à des chiffres. Fin 1987: 305
prêtres incardinés en activité dans le diocèse, pour 464 en 1970. Fin 1987:
57 paroisses sont sans prêtres résidents. Et comme la moyenne d’âge augmente, il est à craindre que de plus en plus de communautés se retrouvent sans
prêtres ces prochaines années.
Aujourd’hui, écrivent Mgr Mamie et les évêques auxiliaires, Mgr Gabriel
Bullet et Mgr Amédée Grab, "on a besoin de tous. Dieu, quand il construit
son Eglise, ne laisse aucune pierre de côté. Il les taille aussi: chaque
pierre en portera une autre. Chaque pierre est portée par une autre". Toutefois, écrivent les évêques, "il est impossible de devenir l’ami intime de
Dieu sans se nourrir de sa Parole, de prière et de l’eucharistie qui est la
présence de Jésus lui-même. Il n’est pas possible d’avoir l’eucharistie, la
présence réelle, l’adoration du Saint Sacrement et le sacrifice de la messe, sans un prêtre".
C’est pour cela, expliquent les évêques dans leur appel, "que nous avons
choisi, dès l’automne de cette année, de nous mettre tous ensemble, les parents, les pères et les mères de famille, les prêtres âgés, les enfants,
les malades, les religieux et les religieuses, tout le clergé diocésain,
tous les laïcs engagés dans la pastorale, pour obtenir cette grâce: beaucoup de nouveaux prêtres pour nous et pour ailleurs".
"Nous demandons à tous d’être unis pour prier d’abord, afin que Dieu appelle beaucoup de jeunes hommes à ce haut service", soulignent-ils en ajoutant: "Peut-être qu’il faut prier surtout pour que ces jeunes entendent
l’appel de Dieu". Il est peut-être plus difficile qu’autrefois de tout
quitter, de choisir un chemin qui, malgré les apparences, est un chemin
d’inconfort, d’incertitude, de disponibilité constante, reconnaissent les
évêques qui précisent cependant: "Il faut dire que le prêtre d’aujourd’hui
peut être un homme heureux, car il n’y a pas de plus grande joie que de
donner la joie reçue de Dieu à ceux qui ne l’ont pas encore".
Une ou toutes les messes du dimanche 2 octobre marqueront cet événement
à travers les annonces, les lectures bibliques, la prédication, les intentions de prière, les chants ou sous toutes autres formes. (apic/pr)