Dieu a un "défaut" : il lui est impossible "de ne pas pardonner", a estimé le pape François dans l’émission italienne Io Credo (Je crois) diffusée le 6 avril 2020 sur TV 2000, la chaîne de la Conférence épiscopale. Dans cet épisode dédié à la vie éternelle, le pontife a délivré sa vision du jugement dernier.
"Je n’a jamais vu de preuve" du jugement dernier, a déclaré le pontife argentin avant de poursuivre : "mais je pense que le Seigneur me jugera comme les autres". Il a ainsi livré sa vision de cet événement : "Je pense que le Seigneur dans une étreinte me dira : 'tu es resté fidèle jusqu’ici, festoyons car tu es arrivé'.
"Je sais que le Seigneur me pardonnera mes fautes", a-t-il confié. Selon le pape, Dieu présente en effet un seul "défaut", une seule faiblesse : il "ne peut pas ne pas pardonner". "Dieu est malade de miséricorde". Ainsi, il pardonne à celui qui vient à lui, "honteux" et la tête baissée. Face à ce propos, un théologien dénoncera peut-être une "hérésie", a-t-il plaisanté, mais "il me plaît de penser cela de mon père".
Le jugement dernier ne consiste donc pas en un "bilan" comptable de ce que l’homme a fait ou pas fait. Le pape a livré sa vision au soir de sa vie : "Je pense m’approcher (…) honteux, baisser la tête, sentir l'étreinte puis Le regarder. Je n'oserais pas Le regarder sans une étreinte." "Ce sont peut-être des fantaisies mais je le ressens comme ça".
Le paradis consiste à contempler Dieu
Dieu procède "autrement", a ajouté le pontife. La certitude de sa miséricorde ne doit cependant pas encourager les fidèles à pécher mais doit au contraire les conduire à se rapprocher de leur père. Ils doivent pleurer devant un Dieu aussi grand.
Le paradis, n’est pas un lieu mais un "état de vie" de contemplation. Il consiste à "contempler Dieu", la Madone ou encore les autres, en paix et dans la joie. Il a enfin encouragé les fidèles à prier la Vierge, elle qui "parle au Fils" de "chacun de nous". (cath.ch/imedia/cg/mp)