Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Sérieux conflit ethnique

    Des milliers d’immigrés burkinabés en Côte-d’Ivoire arrivent à la mission de Tabou

    Abidjan, 18 novembre 1999 (APIC) La petite mission catholique de la ville ivoirienne de Tabou (proche de la frontière avec le Libéria), d’ordinaire si calme, héberge depuis une dizaine de jours, plus de 5’000 immigrés burkinabés. Le résultat d’un conflit ethnique avec les Kroumens autochtones.

    Vivant dans cette région de Côte d’Ivoire depuis plusieurs années, les Burkinabés sont maintenant expulsés par les populations autochtones de l’ethnie des Kroumens, à la suite du meurtre de l’un des leurs lors d’un incident lié à un problème de terre qui l’opposait à un ouvrier burkinabé.

    Menacés, expulsés, et chassés, ces travailleurs burkinabés des plantations de cacao, ainsi que les Ivoiriens de l’ethnie baoulé, continuent d’arriver en masse à la mission catholique de Tabou, mal préparée à faire face à ce genre de situation. L’évêché d’Abidjan a fait parvenir à la mission catholique des boîtes de sardines, du pain et des tomates. Mais cet appui est insuffisant.

    Depuis l’éclatement des troubles le 4 novembre, des membres de l’ethnie kroumen, armés de flèches, de machettes et d’armes à feu incendient systématiquement les demeures et les biens des "lobis", ces étrangers venus du Burkina-Faso pour trouver un travail en terre ivoirienne. Les responsables kroumens invoquent leur tradition pour renvoyer les travailleurs burkinabés. Selon eux, cette tradition veut que lorsqu’un étranger est reconnu coupable de crime de sang, il doit quitter le territoire.

    "Plus de onze mille d’entre eux ont été victimes des troubles. La plupart ont tout perdu. Si certains ont eu le temps de prendre des bagages, d’autres à leur arrivée n’avaient que les vêtements qu’ils portaient sur eux", témoigne le Père Alain Béal, responsable de la mission de Tabou.a Le gouvernement ivoirien a envoyé sur place le ministre de l’Intérieur, Emile Constant Bombet, pour s’enquérir de la situation. Il a demandé aux kroumens d’arrêter immédiatement "cette chasse à l’homme". Il a en outre promis l’envoi de 10 tonnes de nourriture, ainsi que d’une équipe médicale pour épauler la Croix-Rouge locale dans son action d’assistance auprès des réfugiés. Une rupture de stock de médicaments rend la situation sanitaire précaire. (apic/ibc/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus