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    Afrique: L’Eglise catholique a besoin de formateurs

    Des enseignants pour éviter ’le gâchis toxique de l’Occident’

    Washington, 22 mai 2011 (Apic) Des évêques africains, en visite aux Etats-Unis, ont demandé à l’Eglise catholique américaine une aide à la formation des prêtres, des religieux et des laïcs, pour répondre à l’essor des vocations en Afrique, a rapporté le Service d’information catholique pour l’Afrique (CISA), dans son édition du 20 mai 2011.

    Le cardinal tanzanien Polycarp Pengo, archevêque de Dar-es-Salaam, considère que la formation est actuellement le plus grand problème de l’Eglise d’Afrique. A la veille de la Journée mondiale de prière pour les vocations, le 15 mai, il a rappelé l’exemple du séminaire régional de son diocèse, qui dispose de 10 formateurs pour 192 étudiants.

    Président du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SECAM), le cardinal Pengo a souhaité que des professeurs de séminaires américains viennent donner des cours en Afrique et que des séminaristes puissent se former aux Etats-Unis. Certains pourraient y rester un certain temps, après l’obtention de leur diplôme. D’autres pourraient revenir en Afrique pour enseigner.

    L’archevêque de Dar-es-Salam a également mis l’accent sur le rôle important des universités catholiques en Afrique, dans la formation de futurs dirigeants. Elles permettent de lutter contre l’islamisme fondamentaliste, parce qu’elles accueillent aussi bien des étudiants catholiques que musulmans. "La société tout entière sera pacifiée si les gens apprennent à vivre ensemble comme les étudiants le font dans nos universités", a-t-il déclaré.

    Former des leaders

    De son côté, Mgr Charles Palmer-Buckle, archevêque d’Accra, au Ghana, a souligné que le besoin de formation ne concernait pas seulement les prêtres, mais aussi les religieux et religieuses. Selon lui, l’Eglise catholique doit envisager une formation de la "direction laïque" en Afrique, à savoir les catéchistes, les enseignants, les hommes politiques et les parents. "Former des leaders laïcs est très important, étant donné le mouvement continu vers la démocratie en Afrique", a encore dit l’archevêque.

    Pour le haut prélat, l’’Eglise a besoin de gens qualifiés dans les domaines de la politique, de l’économie et de la finance. Pour ce faire, il faut des enseignants capables de les former à la doctrine sociale de l’Eglise. C’est pourquoi les universités catholiques sont indispensables.

    Et Mgr Palmer-Buckle de conclure: "L’Eglise doit savoir comment former des gens capables de suivre la vague de l’évangélisation et, en même temps, les aider à ne pas tomber dans les pièges de ce que le pape appelle ’le gâchis toxique de l’Occident’ ou les fondamentalismes extrêmes." (apic/cns/cisa/ibc/nd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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