Des ONG d’Asie veulent mettre sur pied un réseau d’alerte
Karachi, 13décembre(APIC) Des organisations non gouvernementales (ONG) de
huit pays asiatiques ont l’intention de mettre sur pied un réseau d’alerte
pour attirer l’attention sur le trafic de femmes et d’enfants en Asie. Dans
plusieurs pays, des femmes et des enfants sont vendus par leur famille à
des souteneurs et des bordels pour payer des dettes ou s’acheter un réfrigérateur, voire même cédés à des hôpitaux comme "banques d’organes".
Les délégués d’ONG, invités fin novembre à Karachi par l’organisation
féminine Shikarat Gah et le Forum Culturel asiatique pour le Développement
de Bangkok, ont décidé de préparer des dossiers sur les différentes sortes
de trafics dans leur pays et d’inciter les gouvernements à agir. Ils ont
constaté que la pauvreté, le manque de conscience sociale, l’analphabétisme, la drogue, le système patriarcal et l’industrie du tourisme sont à
l’origine de la prostitution des femmes en Asie.
Au Bangladesh, les lois sur la prostitution sont si floues que les
agents et les souteneurs peuvent se livrer sans crainte au trafic des femmes, dénoncent les ONG d’Asie, qui estiment à 30’000 le nombre de prostituées à Dahka. Des enfants du Bangladesh ont même été "importés" pour des
hôpitaux en Inde et ont servi de "banques d’organes" pour des transplantations. Une déléguée de Thailande, Suchinda Asavachichan, a révélé que dans
son pays, ce sont quelques deux millions de personnes, hommes et femmes,
dont huit cent mille enfants de moins de 16 ans, qui sont victimes de la
prostitution. (apic/ucan/ec)