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    pour évangéliser le monde et promouvoir la paix

    Depuis Compostelle, le pape convoque les jeunes (200889)

    Saint-Jacques-de-Compostelle, 20août(APIC/Pierre Rottet) Jean Paul II a

    présidé samedi 19 août à Compostelle, le plus grand pèlerinage de l’histoire de Santiago. Comme un pèlerin de plus, avec son bâton et sa pélerine, en

    marchant les cent derniers mètres le séparant de la cathédrale, il a accompli les rites du pèlerin sur les lieux où reposent les reliques de l’apôtre

    Jacques.

    Quant à l’acte central de cette IVe Journée mondiale de la Jeunesse, la

    rencontre durant près de trois heures du pape et de la jeunesse du monde

    entier, il a réunit dès 20h30 sur le "Monte de Gozo" , une foule estimée

    entre 300’000 et 400’000 jeunes, dont près de 400 suisses. Dans l’après-midi, peu après 17 h, le pape avait rencontré 200 jeunes invalides.

    Depuis les premières heures de la matinée, des centaines de milliers de

    jeunes s’étaient emparés des rues de Santiago en se massant sur le parcours

    emprunté par le pape et sur la place de la cathédrale. Santiago de

    Compostela était samedi le centre chrétien le plus joyeux du monde. Au

    milieu d’une forêt de bannières, calicots ou autres drapeaux et d’un

    enthousiasme populaire proche parfois de rompre les barrières de sécurité,

    Jean Paul II est arrivé à Santiago de Compostela peu après 11 h. Après

    avoir été reçu à l’aéroport par le Roi et la Reine d’Espagne et prononcé

    son premier discours, le pape a parcouru à bord de la "papamobil" les

    quelques 10 km le séparant de la cathédrale où il a été reçu par Mgr Rouco

    Varela, archevêque de Santiago, en présence d’une douzaine de cardinaux et

    d’une centaine d’évêques, parmi lesquels, on pouvait reconnaître la frêle

    silhouette de Dom Helder Camara.

    Le deuxième des quatre discours de la journée prononcé, souvent

    entrecoupé par les "viva" de la multitude, le pape est entré dans la

    cathédrale pour y accomplir le rituel du pèlerin, un acte qui s’est achevé

    par une évocation à l’Apotre écrite par Jean Paul II.

    Rencontre avec les handicapés

    Francisco Javier Nieites, natif de Compostelle, avait 24 ans lorsque la

    moto qu’il pilotait fût fauchée par une voiture. Francisco, qui a

    maintenant 26 ans et est atteint d’une paralysie à 90 % était l’un des 200

    jeunes Galiciens handicapés à être reçus par le pape peu après 17 h. Dans

    son troisième discours de la journée, Jean Paul II a notamment rappelé aux

    invalides que leur souffrance les rapprochait du Christ.

    "La construction d’un monde sans frontière où prévaut la civilisation de

    l’amour et dont les protagonistes sont tous fils de Dieu", c’est ce qu’a

    demandé le pape à la jeunesse du monde réunit le soir au "Monte de Gozo",

    au cours de la centrale de cette IVe Journée mondiale de la jeunesse. En

    présence d’une multitude de garçons et de filles, le pape a exhorté les

    jeunes à devenir les porteurs de l’Evangile. Il les a convoqués pour

    évangéliser le monde et promouvoir la paix.

    Depuis les premières heures de la journée, d’interminables files de

    pèlerins s’était déplacées de la ville jusqu’au "Monte de Gozo" pour

    assister à ce que d’aucun qualifie déjà de Woodstock des jeunes chrétiens.

    Les trois allocutions du pape, en réponse orale aux trois cadres

    scéniques interprétés par de jeunes Espagnols, ont constitué une catéchèse

    sur le thème choise pour cette IVe Journée mondiale de la Jeunesse :

    "Christ, chemin, vérité, et vie". Dans le premier des trois actes, le

    chemin, les jeunes acteurs parcouraient le chemin de l’homme à travers sa

    recherche de la félicité, repoussant une vie faite d’égoïsme et symbolisée

    par l’argent, pour s’interroger sur eux-même. Le second tableau, lui,

    dénonçait la fausseté des offres qui trompent, comme le pouvoir, la

    violence et la drogue. Le dernier tableau enfin, en étroite relation avec

    le discours du pape sur le mariage, offrait aux jeunes un modèle de couple

    qui, en dépit des difficultés, parvenait à trouver le chemin de la paix

    dans leur amour de perfection réciproque.

    Le spectacle présenté n’a cependant pas été du goût de certains milieux

    de jeunes qui ont protesté au cri "nous vouloir voir le pape, nous ne

    voulons pas de musique". Aussi,l’apparition sur scène d’une danseuse dont

    la tenue avait été jugée "offensante", a-t-elle été sifflée. En dépit de ce

    mécontentement, aucun incident n’a cependant été signalé. (apic/pr/mg)

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