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    Egypte: Après les violences, envoi d’une délégation commune copte-musulmane auprès du président

    Demandes d’une volonté politique plus ferme contre les fauteurs de troubles

    Le Caire, 5 août 2012 (Apic) Un Conseil de dignitaires musulmans et coptes orthodoxes a décidé de l’envoi en urgence d’une délégation auprès du président Mohamed Morsi, rapporte le 4 août le Service d’information de l’Etat du gouvernement d’Egypte. Le groupe entend discuter des violences interreligieuses de ces derniers jours à Dahchour, au sud du Caire, qui ont fait une victime et de nombreux dégâts

    Le Conseil de la Maison de la famille égyptienne, composé de personnalités musulmanes et chrétiennes du pays, a estimé nécessaire d’appliquer la loi et de traduire en justice ceux qui ont provoqué les troubles à Dahchour. Il a qualifié les émeutes de "crime qui ébranle la stabilité de la patrie".

    Le Conseil, dirigé par le grand imam d’Al-Azhar, Cheikh Ahmed Al-Tayyib, et le chargé d’affaires du Pape de l’église Orthodoxe, l’Anba Bachomios, a aussi invité le ministre de l’Intérieur, à venir lui rendre visite pour discuter des mesures devant être prises, afin d’éviter les événements regrettables de ce genre.

    Appels tous azimuts à plus d’engagement de la part du gouvernement

    Par ailleurs, L’organisation égyptienne des droits de l’homme a dénoncé avec vigueur les actes de violences à Dahchour et appelé la justice du pays à accélérer l’enquête sur ces événements, afin de retrouver les éventuels meneurs ou provocateurs, et les traduire devant les tribunaux.

    Pour le président de l’organisation, Hafez Abou Saada, la solution aux crises confessionnelles en Egypte, exige une volonté politique plus ferme, permettant d’appliquer la loi aux personnes, sans distinction de religion, qui participent ou incite à la violence interreligieuse.

    Le patriarcat de l’Eglise copte orthodoxe a appelé, vendredi 3 août, les autorités officielles à adopter une "position ferme" à l’égard de la violence confessionnelle. Il a réclamé l’intervention des forces de l’ordre pour mettre fin aux menaces et à la destruction visant les Coptes à Dahchour.

    Morsi avait refusé de recevoir les coptes

    Mercredi 1er août, de violents affrontements ont opposé musulmans et coptes dans le village de Dahchour, à la suite d’un banal incident entre un blanchisseur chrétien et un client musulman. Au cours des violences, une personne a été tuée, 16 autres blessées, des maisons et magasins appartenant à des chrétiens, ont été incendiés. Une centaine de familles chrétiennes ont fui le village par peur de nouvelles attaques.

    Le 3 août dernier, Radio France internationale, citant l’évêque Théodose de Gizeh, avait rapporté que le président Morsi avait refusé de rencontrer une délégation de l’Eglise copte qui souhait discuter avec lui de l’affaire de Dahchour. (apic/ibc/rz)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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