Delorme
de Réconciliation) né il y a plus de 70 ans qui voulait redonner le sens de
la non violence évangélique. Le MIR romand qui m’a invité sur les questions
de l’immigration, des flux migratoires en direction de l’Europe. Le livre?
pour faire mémoire à un certains nombre d’événements auxquels j’ai participé. Le but de ces conférences? aider des gens à prendre conscience que les
flux migratoires qui inquiètes une partie des opinions publiques européennes aujourd’hui sont des flux qui vont continuer, qu’on le veuille nou non,
en raison des déséquilibres mondiaux au plan économique et démographique.
Mieux vaut que l’on sache gérer, qu’on apprenne à gérer ces flux migratoires. Qu’on prépare ces arrivées nouvelles de communautés venues du tiers
monde essentiellement, sans compter les communautés des pays de l’Est qui
vont aussi arriver. Mieux vaut le préparer sereienement plutôt que de devoir faire face dans quelques années en catastrophe.
Qui est Delorme? C’est tout simplement un prêtre davantage engagé dans
la solidarité avec les communautés immigrées, mais en même temps, l’interpellation des opinions publiques non immigrées, et d’abord des communautés
chrétiennes, puisque je suis prêtre. Pour ce qui est de la France, il y a
une tradition de solidarité des Eglises avec les communautés immigrées qui
est déjà ancienne et qui remonte à la guerre d’Algérie à la fin des années
50. Il y a dans chaque diocèse des prêtres qui sont plus particulièrement
de la présence aux communautés immigrées y compris des communautés mussulanes. C’est le cas du diocèse de Lyon ou il y a plusieurs prêtres, et moi je
suis un de ceux-là. Peut-être que ce qui m’a de temps en temps différencié
de l’engagement d’autres prêtres, ce que, ayant été beaucoup présent dans
les groupes non violent, j’ai à un certain momement appliqué des techniques
d’action non violente comme des marches ou des grèves de la faim.
A quel moment avez-vous chois de vous engager? Je crois que tout chrétien, tout prêtre, tout ceux qui on un engagement plus précis dans l’Eglise
est amené à privilégier telle ou telle dimension de l’incarnation du
Christ. Certain vonmt davantage suivre le Christ dan sa prière, voire dans
sa sollitude, d’autres dans sa prédication. D’autres encore dans une des
dimensions qui est je crois essentielles: la présence du Christ auprès des
exclus, les rejetés de son temps. Personnellement, c’est cette dimension de
l’évangile qui depuis mon enfance m’a le plsu marqué. Et si personnelement
j’ai été plus sensible à cette dimension, c’est sans doute à cause de mon
histoire personnelle: le fait d’être un enfant d’une mère célibataie m’a
marqué. J’ai eu cette sensibilité pour ceux qui peuvent apparaître pour non
conforme, hors la norme habituelle. J’ai eu cette solidarité avec les exclus de la société depuis très longtemps. J’ai trouvé dans l’évangéile un
message de libération des exclus, j’ai eu envie de devenir prêtre. Et
d’être plus présents auprès de ces groupes d’hommes-là. Ici, mais aussi
dans les pays du tiers monde. J’ai eu la chance de grandir à une époque ou
il y a eu des évélnements importants. J’en reléève trois: la guerre d’Algérie, j’étais enfant, adolescent. A Lyon, la guerre a eu des retombées, en
particulier dans les traitements par la poclice des populations magrébinnes, considéres comme suspectes. La violence faite à ces communauté me choquait, je la voyais tous les jours dans la rue, le quariter que j’habitais.
Le deuxième événement... Le Concile Vatican II, qui a représenté un grand
bouleversement, une grande révolution où l’Eglise a voulu faire un retour
aux sources de l’évangile. J’ait trouvé que cette Eglise pouvait être source de libération pour tous ceux qui dans le monde souffrnt, que ce soit les
victimes de guerre, du racisme, du sous-développe,ment. La troisième...
C’est la lutte de libération contre le racisme menée par les Noirs américains aVEC Martin Luther King. Il a été pour moi un héros de l’adolescence
et qui m’a donné miniostre de l’Eglie. Il se trouve que j’était catholique.... Si j’avais été proestant je serais devenu pasteur.
A la tête d’un eparoisse? Non, je suis détaché, je dépend de l’archevêque de Lyon et je suis détaché pour la rencontre avec les communautés musulmanes. j’ai unes structure qui me permet de vivre cela plus facilement.
Je suis dans l’équipe de la CIMADE, de défense des droits des étrangers.
Le cré des mainguettes et des Beurs. Un quartier constitué dans la banlieus lyonnaise à la fin des années 60. Un quartier pensé pour recevoir
35’000 personnes et qui est très vite devenu un ghetto de misère ou se sont
retrouvées ensemble des populations françaises très fragilisées et des populations immigrées. Il y a eu dans les années 80 un certain nombre d’incidents entre les jeunes issus de la population magrébinne et la police et
j’ai été amené à intervenir dans ce quartier ou j’ai été amené à aider des
groupes de jeunes à s’organiser d’une manière non violente en leur permettant de canaliser leur révolte, de l’exprimer autrement que par les affrontements avec la police.
Action avec les prostutuées...Ja’ été amené dans les années 70 aà travailler et à être présent avec un mouvement de solidarité avec les personnes de la prostitution créée durant la seconde guerre mondiale par un prêtre breton, le Père André ... Mon souci a été d’aider à la mise en route
d’action collective chez les femmes prostituées. personne ne peut libérer
l’autre. On peut apporter un soutien à la libération des autres. Ce sont
ceux qui sont opprimés qui peuvent se libérer eux-mêmes. Qiue ce soit les
femmes prostituéss, etc. Ma présence dans des groupes comme ceux-ci: de
faire partager le savoior faire, d’aider ces groupes à se faire entendre.
L mot non violent revient sans cesse... On est souvent attentif aux expressions primaires de la violence quand des groupes de jeunes par exemple
s’affrontent aux forces de l’ordre,,, Quand il y a des agressions sur les
personnes... Mais ça, c’est souvent une violence de réaction qui a pour
source une violence structurelle qui est beaucoup pliuus forte à laquelle
les ggens ne sont souvent pas très sensibles. Quant on voit la marginalisation de couches entières de population dans nos propres pays riches... les
gens qui connaissent cette marginalisation au plan du logement, de la formation professionnelle, ce sont des gens qui sont victimes d’un fonctionnement qui les ignorent. Je crois que c’est cette violence là qu’il faut
d’abord dénoncer. Comment dénoncer la violence. Si on la dénonce par la
violence, on ne sera pas entendu par la majorité de nos opinions publiques
qui ont peur de la violence. Je crois alors qu’il faut savoir organiser sa
révolte d’une manière qui soit audible par ceux qui ont peur de la violence
mais qui à la limite sont prêts à basculer de l’autre côté et qui finissent
par reconnaître qui a effectivmeent de l’injustice.
Lorsque des jeunes magrébins lançaient des pierres sur le policiers,
l’opinion publique trouvait normmal que de policiers ropostent et qu’il y a
même des blessés ou des morts parmis les jeunes magré. En revanche à partir
du moement ou ces jeunes, pour faire entendre leur révolte ont été capable
d’utiliser des grèves de la faim, ou des marches, ou un focntionnement associatif etc, à ce moment là, il devenait plus difficile d’exercer une répression à leur encontre parce qu’une répression paraissait injuste. Si on
fait violence à des gens qui font preuves de non violence, eh bien c’est
celui qui fait violence qui fa être stigmatiser par l’opinion publique.
C’est c’ette voie là qu’il faut promouirvoir (en tout cas dans nos pyas démocratique) permettre l’organisation de la révolte d’une manière qui soit
audible par l’opinion publique, qui fasse qu’on reconnaisse et que vous
n’êtes pas vous-même créateur de violence.
Occupation des Eglises dans une quinzaine de villes de Frances par des
prostituées. ça a profondéement dérangé l’odre. Un acte qui n’était pas
violent, mais c’était une certaine provocation. On est pas habitué à ce que
les prostituées soient dans les Eglises et qui plus est qu’une partie des
responsables de l’Eglise se solidarise avec elle. La police a fini au bour
de 10 jours par évacuer les Eglises. Une action policière pas populaire du
tout. Les femmes prostuées ont quant même eu gain de cause. Il a fallu pour
ela déranger. De même avec les jeunes magr. La marche de 1983 pour l’égalité à travers la France a bousculé la société française. Un jour on s’est
dit qu’a toute cette violence qui nous est faite, il faut qu’on puisse la
crier, il ne faut plus qu’on reste dans nos ghettos, enfrermé à ce plaindre, à pleurer, il faut que l’ensemble de la société française puisse nous
entendre. Donc on va traverser la france. On ne pourra pas nous ignorer en
passant plus de deux mois à marcher et à faire des renconrtres et des meetings sur les places publiques. CVe mouvement là a correspondu (1983 du 15
octobre 83 au 3 décembre. Elle est partie de Marseilles avec une vingtaine
de marcheurs avec quelque 200 à 300 personnes venues nous accompagner au
départ et progressivement, tout au long du parcours, les gens ont été plus
nombreux à nous rejoindre. La presse, locale d’abord, puis nationale, puis
finalement, on s’est retrouvé 100’000 à Paris.
Comment s’organise votre travail... Il y a deux grands axes... Une présence, un compagnonage avec les communautés d’immigrés. Je suis en lien
avec ces communautés, j’y suis à l’aise. tre présent loesqu’il se passe des
choses, quant les communautés sont inquièes, mais aussi quand elles se réjuoissent, lorsqu’il y a des fêtes. Et ouis une présence d’interpellation
aux commuantués chrétiennes et au reste de l’opinion qui passe par des conférence comme celle que je fait actuellement. Une action pédagogique
Une journée type... Je bouge beaucoup. Passer du temps à rencontrer des
familles magré. Un discours d’amitié. Les communautés d’immigrés du t. M.
fonctionnent beaucoup plus à l’affectif que les notres. Il y a beauxcoup de
tendresse, se laisser prendre à cette tendresse, tre sensible à se qui se
dit dans les familles, savoir se mettre au diapason de ce qu’ils disent, de
se qu’ils sont. Vivre et manger comme eux. Se laisser bousculer comme eux.
Je loge parfois dans les familles magr. Puis, s’est aussi enssayé, dans des
quartiers, d’encourager des groupes de jeunes qui veulenet faire des choses. De faire fonctionner des petites associations, d’intervenir auprès des
offices de logements pour que des réparations soient faites dans les HLM..
C’est participer à des groupes de réflexion sur la manière de sacoir comment les associations peuvent se faire entendre par les pouvoirs publics.
Mais c’est aussi aller célébrer l’eucharistie avec les communautés chrétiennes. Rejoindre d’aurtres groupes de prêtres. A Lyon, beaucoup de prêtres sont sensibles à ces réaltiés là car ils sont sur des quartiers ou les
communautés étrangères sont importantes. et amener à faire de l’information.
Permis de visite dans les prisons de Lyon pour aller rencontrer les détenus magre. C’est fait de beaucoup de rencontres. C’est d’ailleurs pour
cela que depuis presque 8 ans je n’ai pas de responsabiltité paroissaiale,
car il faut être disponible pour faire ce que je fais.
Travail D’Eglise, social? Non, pas vraiment un travail social, même si
il y a une dimension sociale et éducatives. C’est surtout un compagnonage.
Parager le pain. Je crois profondement dans la fraternité humaine. Et aussi
parce que je suis le prêtre d’une Eglise qui a mission de faire avancer le
royaume de Dieu, donc de faire avancer la fraternité de tous les hommes.
Les folles de la place de mai... ont fini par ébranler la dictaure et à
ameuter l’opinion. l’Afrique du Sud... Bien sur, l’ANC, mais paral, il y a
eu la lutte des Eglises. Non violente..et sans doute plus efficace pour la
condamnation de l’apartheid . L’OLP.... Mais l’intiofada. Il y a une non
violence qui dérange le fonctionnement du systéme, qui est une rupture radicale, unrefus radical de ce qui se passe. Mais qui a l’avantage de ne pas
enfermé l’adversaire dans sa propres attitude. Qui lui donne une porte de
sortie.
En quelque mot, les conférences.... L’Europe va connaître de nouveaux
flux migratoires dans les années à venir. On aura beau dire nous fermons
nos frontières, nous n’avons pas la capacité d’accueillir de nouveaux flux
migratoires nous ne pourrons pas empêcher que des flux se produisent. Tout
simplement parce que les déséquilibre de la planète ne peuvent conduirent
qu’à cela. On est dans un monde ou les pays riches sont des pays vieillissants dont la démographie ne se renouvele presque plus et à l’inverse il y
a autour de nous un tier monde qui pour la plupart de ses composantes est
de plus en plus pauvre aujourd’hui. Et un tier monde qui est démographiquement de plus en plus important. En dix ans, la population du monde va augmenter d’un milliard d’habitants. Les pays du tier monde les plus proches
de nous, la frontière méditer. sont en trtain de doubler de volume. Le Magreb comptera 100 millions d’habitants en l’an 2’000; l’Egypte comptera 100
millions d’habitants en l’an 2’020; la Turquie sera deux fois plus importante que l’Allemagne fédérale en l’an 2020... Et tout ces pays là ne pourront pas nourrir la population. Déjà aujourd’hui ils n’y arrivent pas... et
ils ont suscité des flux migratoires ces trente dernières années et vont
continuer à en susciter. L’Afrique noire est un continent complètement sinistré et même si la mortalité infantile reprend maintenant malheureusement
en Afrique noire, même si le sida fait des ravafges dans un certain nombre
de pays, l’Afriqu noire va avoir un excédant de population... un milliard
d’habitants en 2025 qu’elle ne pourra pas nourrir. Inévitablement, des flux
migratoires vont se produire. Est-ce que notre attitude à nous sera de nous
ériger en forteresse imprenable en face du tiers monde... Une attitude qui
ne sera pas tenable. Ne serait-ce que parce que la logique économique de
nos pays veut qu’il y ait au contraire circulation des hommes et des marchandises... et des capitaux. Donc on va pas popuvoir se fermer sinon notre
propre système s’axisphierait. Ce serait aussi contraire à nos idéaux des
droits de l’homme... démocratiqe que de nous enfermer complètement et de
créer une situation d’apartheid pour l’Europe alorsa que nous avons condamner celle de l’Afrique du Sud. Il va falloir gérer les flux migratoires,
même si la majorité des flux migratoire vont se produire à l’intérieur même
des continents concernés.
Aujourd’hui déjà, l’Afrique noire il y a près de 350 millions d’africains noirs, il y a 35 millions donc un dixième qui vit en-dehors de son
pays, déjà aujourd’hui. 6 millions de réfugiés, le contiennt qui a le plus
de réfugiés. Nous allons avoir besoin d’apport nouveau de population pour
des raisons démographique. Si nos pays veulent continuer à avoir le niveau
de vie qui est le leur, s’ils veulent continuer à jouer un rôle dans le
monde, ils vont avoir besoi d’apport démographique, d’apport des travailleurs aussi.
Plutôt que de subir les choses le moment venu ou de les organiser en catastrophe quant vraiment on en aura besoin, mieux vaut prévoir les choses
pour que tout se passe de manière pacifique et de manière qui corrspond à
l’évolution d’aujourd’hui. qui est devenu un grand village planétaire.
La politique de l’autruche n’a jamais permis de construire l’avenir.
L’Avenir, il faut le construire ensemble avec tous les hommes et quii plus
est des chrétiens doivent avoir cette attitude là.