Delémont: trois conférences de Carême sur la bioéthique (110291)
Delémont, 11février(APIC) La bioéthique sera au centre des "Carêmes de
Saint-François", trois conférences sur les enjeux éthiques en matière de
génétique et de procréation artificielle qui se tiendront durant le Carême
au Centre paroissial l’Avenir à Delémont. Organisées par l’équipe d’animation du Centre Saint-François de Delémont, elles permettront d’approfondir
la problématique en compagnie d’un médecin généraliste, d’un biologiste et
d’un théologien, dans l’optique de la prochaine votation sur les techniques
de reproduction et les manipulations génétiques.
Le docteur Thierry Collaud, médecin généraliste et théologien, présentera le 14 février les différentes techniques d’insémination artificielle et
de fécondation in vitro; surtout, il précisera les repères éthiques du
théologien. Le 19 février, le biologiste Alex Mauron, chercheur à la Fondation Louis Jeantet (Genève) et membre du Comité de la Société suisse
d’éthique biomédicale, s’exprimera sur le génie génétique et ses applications médicales. Le théologien Alberto Bondolfi, chargé de cours à la Faculté de théologie et à l’Institut d’éthique sociale de l’Université de Zurich, s’interrogera le 12 mars en ces termes: "Quels critères éthiques pour
quelle stratégie politique ?"
Dans l’optique d’une votation sur la procréation assistée
Les "Carêmes de Saint-François" s’inscrivent dans un double mouvement:
une réflexion de base dans le domaine de la pastorale de la famille et la
votation, fin 1991 ou début 1992, sur un article constitutionnel réglant la
procréation assistée et l’application du génie génétique. Le projet, adopté
le 20 juin 1990 par le Conseil des Etats, sera soumis ce printemps au Conseil national; s’il est ratifié, il passera devant le peuple au plus tard
l’année prochaine. Les conférences de Carême veulent contribuer à une meilleure compréhension des enjeux de cette votation: enjeux non seulement politiques, mais éthiques, puisqu’elle implique des valeurs humaines et des
références philosophiques et religieuses.
En ce qui concerne la bioéthique, l’Académie suisse des sciences médicales a édicté ses propres règles. Elle a interdit les mères-porteuses, les
manipulations génétiques, la recherche sur les embryons et leur conservation. En revanche, la FIVETE (fécondation in vitro et transfert d’embryons)
est acceptée, mais uniquement à l’intérieur du couple marié. De plus, les
équipes médicales qui pratiquent la FIVETE en Suisse sont limitées à sept
et leurs conclusions soumises à un certain contrôle. (apic/sic/cor)