Delémont: le Conseil de l’Union mondiale (270392)
"De la pensée globale à l’action concrète"
Delémont, 27 mars(APIC) Les femmes catholiques entendent participer activement à la lutte contre les urgences mondiales que sont le sida, les menaces contre l’environnement, la violence envers les femmes et les enfants et
la pauvreté. Elles l’ont réaffirmé à l’occasion de la réunion du Conseil de
l’Union mondiale des organisations féminines catholiques (UMOFC) qui s’est
tenue cette semaine a Delémont. A l’ordre du jour, une première analyse des
retombées de l’Assemblée mondiale de l’UMOFC tenue l’an dernier au Mexique
sur le thème: "La femme, la vie: de la pensée globale à l’action concrète".
L’Union mondiale des organisations féminines catholiques est l’organe
faîtier des femmes catholiques. Elle regroupe 90 organisations de 62 pays
ainsi que 4 organisations internationales. L’UMOFC qui est reconnue par le
Saint-Siège comme organisation internationnale catholique (OIC), jouit d’un
statut consultatif auprès des organismes des Nations Unies, tel que l’UNESCO, l’UNICEF, le BIT et la FAO. La promotion de l’apport des femmes catholiques dans la communauté ecclésiale et humaine constitue le but de l’organisation. L’UMOFC a été à la base de la dénonciation de la prostitution
enfantine en Thaïlande par exemple. Elle s’est également jointe à d’autres
organisations non gouvernementales pour revendiquer le respect des droits
de l’homme en matière de racisme et de xénophobie et la signature, par les
pays qui ne l’ont pas fait, de la Convention des droits de l’enfant.
De retour dans leur pays, les délégations se chargent de transmettre les
décisions jusqu’à la base et d’organiser les actions. Une déléguée sénégalaise a présenté les différents projets lancés par l’organisation des femmes catholiques: lutte contre la déforestation, contre la pollution de la
mer, pour l’utilisation de foyers améliorés ou du gaz. Sans parler de l’alphabétisation à laquelle les femmmes de plusieurs pays se sont attaquées.
On le constate, le champ d’action de l’UMOFC est très vaste.
Le Conseil, qui a siégé dans le Jura, est composée de 8 Africaines, 7
Européennes, 2 latino-Américaines, 2 nord-Américaines, 4 représentantes de
l’Asie et de l’Océanie et de 4 membres des organisations internationales.
C’est la première fois qu’il siégait en Suisse, ceci à l’invitation de Maryse Durrer, de Nyon, vice-présidente de l’UMOFC pour l’Europe. (apic/mfmp)