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    Delémont: "L’enfant, tout comme la vie, est un don de Dieu" (030491)

    Les évêques et l’Etat se prononcent sur les questions de bioéthique

    Delémont 3avril(APIC) Si l’enfant est un don de Dieu, quel est dès lors

    le rapport qu’il faut installer entre la loi et la réflexion ethique

    s’agissant du rapport génétique? Cette question brûlante a fait la une de

    l’actualité au Conseil national lors de sa séance de printemps. De leur côté, les évêques suisses ont lancé un appel au respect absolu de la dignité

    de l’enfant et de la famille. A Delémont, une troisième et dernière conférence, donnée par Alberto Bondolfi, fera le point sur ce dossier jeudi 11

    avril. Docteur en théologie, A. Bondolfi est chargé de cours à la Faculté

    de théologie et à l’Institut d’éthique sociale de l’Université de Zurich;

    il est de plus membre de l’Académie suisse d’éthique biomédicale.

    On se souvient que suite à l’initiative du "Beobachter" qui, en 1985,

    avait lancé une campagne contre l’application abusive des techniques de reproduction et de manipulation génétique, le Conseil fédéral avait déposé un

    contre-projet. Aujourd’hui, Le Conseil national vient de trancher en matière de procréation artificielle. S’il dit oui du bout des lèvres à la fécondation in vitro, il s’oppose en revanche à la création d’embryons surnuméraires. Le Conseil d’Etat s’est quant à lui prononcé pour un projet plus

    restrictif et plus précis en matière de fécondation assistée. Le nouvel article constitutionnel interdira tout commerce ou don d’embryons, ainsi que

    les mères-porteuses. Pour sa part, l’Académie suisse des sciences médicales

    vient de publier ses propres directives en la matière: réglementation de

    l’application des techniques génétiques en matière de thérapie des stérilités, mais aussi dans le domaine du diagnostic prénatal et en cas de maladie

    grave transmissible. Le peuple bâlois enfin a dit non à la fertilisation in

    vitro et à l’insémination pratiquée avec le sperme d’un donneur anonyme.

    La position de l’Eglise

    La Conférence des évêques suisses (CES) a rappelé l’importance morale de

    l’enjeu. Elle a par ailleurs invité les citoyens chrétiens à prendre leurs

    responsabilités. Sa position est claire: non à la fécondation in vitro et à

    la création d’embryons surnuméraires, non à la procréation médicalement

    asssistée dans le cas de couples non mariés, non à la fécondation hétérologue, non aux don et au commerce d’embryons. Les évêques ont lancé un appel

    en faveur de lois civiles qui n’entreraient pas en contradiction avec les

    lois morales. ILs insistent auprès des médecins et des scientifiques afin

    que les choses avancent en matière de traitement de la stérilité. Ils souhaitent enfin que les couples concernés renoncent à la procréation assistée

    car, disent-ils, "l’accueil d’un enfant ne souffre pas d’être réduit à

    l’obtention d’un droit". (apic/sic/ecl)

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