Delémont: 12’000 Jurassiens ont fait (170990)
Delémont, 17septembre(APIC) Le pèlerinage jurassien 1990 à Notre-Dame du
Vorbourg a vécu dimanche sa cérémonie de clôture. Une cérémonie qui a mis
un terme à une semaine de réflexion, de démarche, de conversion sur le thème de la famille. Durant la semaine, plus de douze mille Jurassiens se sont
déplacés au Vorbourg, dans un sanctuaire qui n’a pas cessé d’être trop petit. Samedi les paroissiens de Moutier, du Jura Sud et de Bienne venaient à
leur tour au célèbre pèlerinage jurassien. Ce même jour, une cinquantaine
de jeunes ont échangé leurs différentes perceptions de la famille telle
qu’ils la vivent en 1990.
Le prédicateur du pèlerinage, le Père Jean Didierlaurent, a abordé en
cette fin de semaine, la situation des familles déchirées par le divorce,
(le tiers des familles suisses). Il a demandé avec force que "l’Eglise catholique ne rejette ni les personnes divorcées ni ceux et celles qui se sont
remariés, car il est important que ces gens se sentent aimés de Dieu comme
les autres". Abordant le problème des conjoints qui n’arrivent plus à gérer
ensemble la fécondité, il fait la remarque suivante: "On laisse trop souvent la femme se débrouiller seule". Le Père Didierlaurent a en outre saluer les familles qui fonctionnent harmonieusement et celles qui surmontent
les crises et en sortent meilleures: "Mais qu’elles ne gardent pas leur
bonheur pour elles. Il faut également qu’elles s’ouvrent aux familles qui
souffrent et qu’elles les aiment".
Réunis au centre paroissial l’Avenir, les jeunes, en compagnie de deux
prêtres, les abbés Jacques Oeuvray et Jean-Marie Nusbaume et d’un animateur
du Centre animation jeunesse (CAJ), François Brahier, ont dit que "la famille compose bien l’essentiel de leurs racines, mais qu’elles peut s’étendre aussi aux amis, aux copains, à tous ceux qui les font avancer".
Les jeunes sont d’accord de fonder une famille, "une famille réussie"
mais les obstacles qui se présentent à eux sont nombreux. Le plus grand réside sans doute dans la variété des choix. Des choix de société. "C’est
moins évident d’accepter maintenant d’avoir plusieurs enfants" Pour des
raisons financières, parce que les parents ne veulent plus se priver de
sorties, de vacances. Parce que chacun dans le couple veut garder son indépendance.
Les jeunes Jurassiens venus en pèlerinage gardent pourtant l’espoir. Ils
ont foi en la famille qu’ils fonderont parce qu’ils ont foi en Dieu. Et
c’est en Lui qu’ils ont pris leurs responsabilités, samedi lors de l’Eucharistie partagée au Vorbourg. (apic/sic/ba)