Délégation de personnalités ecclésiastiques anti-apartheid (070289)
Genève, 7février(APIC) Mandatée par le Conseil Oecuménique des Eglises
(COE) dans le but de faire comprendre aux gouvernements la nécessité de
sanctions économiques globales et obligatoires contre l’Afrique du Sud, une
délégation composée de 8 personnalités ecclésiastiques et de 3 conseillers
spéciaux a achevé une visite de trois semaines effectuée dans quelque 7 capitales du monde industrialisé. Au terme de son périple, la délégation
déclare avoir rencontré une volonté de la part des gouvernements, à l’exception de la Grande-Bretagne, d’écouter les envoyés du COE et d’envisager
une certaine forme de pression économique contre le pays de l’apartheid.
Dans un communiqué, la délégation, qui avait été reçue à Berne au Palais
fédéral le 16 janvier dernier, relève que tous les gouvernements auxquels
elle a rendu visite ont exprimé leur aversion à l’égard du système de
l’apartheid, mais précise avoir rencontré des différences dans la manière
d’envisager les moyens de mettre fin à ce système. Outre la Suisse, la
délégation s’est rendue en France, en Belgique, au Royaume-Uni, en RFA, au
Japon, aux Etats-Unis, ainsi qu’aux sièges de la Communauté européenne et
des Nations Unies.
La délégation, qui était chargée de faire "comprendre auprès des gouvernements la gravité de la situation en Afrique du Sud, situation qui pourrait conduire à un bain de sang si des mesures décisives ne sont pas prises, constate en outre "la tendance de certains gouvernements à éviter leur
responsabilité morale". Lors de sa visite à Berne, il avait notamment été
reproché à la Suisse son rôle joué dans le rééchelonnement de la dette sudafricaine et le fait qu’elle n’hésite pas à combler le vide laissé par les
pays qui se sont retirés d’Afrique du Sud. Ainsi, avait-il été dit, "La
Suisse permettrait ainsi à Prétoria de détourner les sanctions internationales". (apic/pr)