"Pour une Eglise ouverte, humaine et pascale"
Lucerne, 21mars(APIC) Quatre mois après son lancement, la "Déclaration de
Lucerne" a déjà recueilli près de 8’000 signatures de collaborateurs et
d’agents pastoraux engagés non seulement dans l’Eglise en Suisse, mais également en Allemagne, en Autriche et dans d’autres pays. Comme l’ont souligné jeudi à Lucerne les initiateurs de cette pétition, "nous ne voulons pas
nous taire et quitter simplement l’Eglise". Critiquant le "climat actuel"
dans l’Eglise, ils affirment vouloir faire des propositions pour une Eglise
"ouverte, humaine et pascale".
Cette action, selon ses auteurs, est née non seulement des événements
dans le diocèse de Coire, mais également de la volonté de faire face à la
résignation qui s’installe parmi les personnes engagées dans la pastorale
suite à la mise en cause du processus lancé par le concile Vatican II. Critiquant à l’instar de la "Déclaration de Cologne" les "interventions centralistes et autoritaires" de Rome, cette déclaration réclame une Eglise
"fraternelle orientée vers les besoins du monde" et des structures de dialogue et de cogestion.
"Nous sommes l’Eglise et ne nous partons simplement pas", a déclaré l’un
des initiateurs, le théologien laïc Ludwig Spirig-Huber, qui signe comme
responsable du contenu de la Déclaration.
Le théologien Otto Moosbrugger, vicaire à Schachen (Lucerne), a souligné
que cet appel s’élève en premier lieu contre le style autoritaire et le
centralisme croissant dans l’Eglise, ainsi que contre les "mesures répressives qui blessent profondément la dignité des baptisés et des confirmés".
Cette Déclaration, qui s’adresse au Vatican, aux Conférences épiscopales
de Suisse et d’autres pays, a notamment récolté jusqu’à maintenant 3055 signatures en Suisse, 2415 en Allemagne et 884 en Autriche. L’action se poursuit actuellement dans onze pays. (apic/bi/be)