Sœur Monique-Baptiste Stulz, Mère supérieure du monastère de la Visitation à Fribourg, est décédée le 3 novembre 2019, à l'âge de 62 ans, après une longue maladie. Sa capacité d'accueil et d'écoute, sa foi et son audace ont rayonné bien au-delà de sa communauté.
Le chemin
de vie de Sœur Monique-Baptiste a été marqué par la joie et la confiance, rappelle
sa communauté. "Lorsque je suis entrée, nous étions 47. Nous sommes 15
aujourd’hui", expliquait-elle en mai 2017 lors de son élection pour un
deuxième mandat de supérieure. Quel est dès lors l’enjeu de sa nomination à la
tête de la communauté? "Nous devons être des ‘femmes debout’, vivantes. Il
ne nous est pas demandé d’assurer la pérennité de la communauté,
explique-t-elle, mais de vivre joyeusement la place qui est la nôtre".
"Sa
capacité d'accueil et d'écoute, son calme, alliés à une dose d'audace et la
force de sa foi nous ont marquées", relèvent les religieuses de la communauté.
Entrée au monastère, à l'âge de 23 ans, Sœur Monique-Baptiste s'est aussi
activement engagée au niveau de l'Ordre de la Visitation et dans l'Union des
contemplatives de Suisse romande.
Une communauté fondée en 1635
Le monastère de la Visitation de Fribourg a été fondé en 1635 par quelques religieuses qui fuyaient Besançon et les dangers de la Guerre de Trente ans. 16 ans plus tard, elles obtiennent l’autorisation définitive de s’installer dans la Cité des Zaehringen, à la rue de Morat. Parmi leurs activités ont figuré notamment la broderie de linge de maison ou d’église, un pensionnat de jeunes filles puis une blanchisserie et un foyer d’accueil pour jeunes filles et dames âgées. Depuis quelques années, le monastère a mis à disposition une partie de ses locaux pour l'accueil Ste-Elisabeth. Ce lieu, qui privilégie l’écoute et le partage, a été créé pour soulager les paroisses et les communautés religieuses de Fribourg, de plus en plus sollicitées par des gens fragilisés qui sonnaient à la porte (cath.ch/com/pp/mp)
"Mourir n'est pas notre dernier acte"
"Mourir n'est pas notre dernier acte, notre dernier mot. L'être humain porte en soi quelque chose qui va durer toujours", expliquait Sœur Monique Baptiste à cath.ch à l'occasion du Samedi-Saint 2017.