Dans l’après-midi, Jean-Paul II s’est rendu à la cathédrale de Bujumbu-
leur a expliqué que, quand on est appelé à exercer des responsabilités, "la
référence doit être le bien commun" et que celui-ci "ne se divise pas: aucun frère, aucune soeur ne doit être exclu". Tout responsable "investi
d’une parcelle de pouvoir se conformera assurément aux conditions de
l’équité, mais plus encore il considérera tout interlocuteur comme un frère
ou une soeur... Le souci premier, a ajouté le pape, c’est l’homme".
Jean-Paul II a abordé ensuite le thème de la santé, un sujet important
dans un pays particulièrement touché par le Sida. Sans citer spécialement
cette maladie, il a demandé que "rien ne soit négligé pour lutter contre la
maladie sous toutes ses formes". Il a ajouté que si l’aide internationale
est nécessaire, "les résultats dépendent de la persévérance de vos propres
efforts pour soulager la souffrance".
Les conditions d’une entraide désintéressée
Dans la soirée, Jean-Paul II a rendu une visite de courtoisie au président Buyoya, qu’il a déjà reçu au Vatican le 5 février dernier, avant de
gagner la nonciature apostolique, où l’attendaient les représentants du
corps diplomatique. (apic/cip/gar)