Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Retour d’une visite au cardinal Kuharic à Zagreb

    Croatie: le cardinal Danneels exprime l’optimisme de la foi (021193)

    Zagreb, 2novembre(APIC) L’Eglise n’est pas un pouvoir, elle n’a pas les

    moyens d’arrêter la guerre. Elle a en revanche un rôle décisif à jouer pour

    favoriser l’avènement de la paix et de la justice: oeuvrer à la conversion

    des coeurs et à la réconciliation. Telle est l’opinion exprimée par Mgr

    Godfried Danneels, président de Pax Christi international au retour d’une

    visite en Croatie au cardinal Franjo Kuharic, archevêque de Zagreb.

    Il y a deux mois, le cardinal belge avait rencontré Mgr Pavle, patriarche de l’Eglise orthodoxe serbe. Il n’avait cependant pu voir Mgr Kuharic

    alors en voyage à l’étranger. C’est maintenant chose faite. Dans une interview accordée à Anton Trstenjak pour l’émission de radio "Mir o Dobro", Mgr

    Danneels rappelle que sa mission consistait avant tout à écouter et à s’informer.

    "Je ne sais pas si l’Eglise peut vraiment modifier le cours de la guerre, car elle n’est pas un pouvoir, ni militaire, ni économique , ni politique, dit-il. Mais je crois que le véritable enjeu de ce conflit, le plus

    important, c’est ce qui se passera après la guerre. (...) Les Eglises ont

    une grande tâche, un défi auquel elles doivent répondre: prêcher la réconciliation, la conversion des coeurs, le rapprochement des peuples, la paix,

    la justice. Car je crois qu’un conflit comme celui là ne sera jamais terminé, même si les armes se taisent, il restera dans les coeurs".

    A ses hôtes de Pax Christi International, le cardinal Kuharic a expliqué

    les causes lointaines des conflits. Le cardinal Danneels l’admet: en Occident on connaît très mal l’histoire des Balkans. Jusqu’il y a deux ou trois

    ans, beaucoup ignoraient même l’existence de la Slovénie ou de la Croatie.

    Le cardinal Kuharic a également assuré qu’il ne cesse de prêcher la réconciliation, la justice, le renoncement à la vengeance, la conversion des

    coeurs, relève le cardinal Danneels.

    Perplexité et confiance

    Pour le cardinal Danneels, il était indispensable que la délégation de

    Pax Christi se rende sur place pour être informée de façon plus précise,

    plus concrète et plus honnête. Mais il rentre avec des sentiments mitigés.

    "Chez nous, en Europe occidentale, on ne voit pas comment cela peut finir.

    Cela me paraît presque insoluble humainement parlant. Je suis perplexe,

    mais je rentre aussi avec l’optimisme de la foi. Je crois que si les Eglises chrétiennes et l’Islam travaillent vraiment pour changer le coeur de

    l’homme et prêchent la foi en Dieu, cela ne peut durer. On ne peut pas continuer à prier le même Dieu, et continuer à s’entretuer. C’est impossible.

    Je quitte donc la Croatie avec un certain optimisme de la foi et en même

    temps, une grande reconnaissance et admiration pour le travail humanitaire." (apic/kis/cip/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus