Le pape François a loué, dans son intention de prière au début de la messe du 4e dimanche de Pâques, célébrée le 3 mai 2020 à la Résidence Sainte-Marthe, le sacrifice des prêtres qui "donnent leur vie pour les fidèles". Il a aussi salué l’action des médecins, "autres pasteurs" au service du peuple.
Le pontife argentin a rappelé que le 4e dimanche de Pâques est le 'dimanche du Bon Pasteur'. S'appuyant sur le psaume 22, il a rappelé l'importance de cette dimension pastorale dans l'Eglise: "le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien".
En Italie, plus de 100 prêtres et 150 médecins tués par le coronavirus
Il y a tant de pasteurs dans le monde qui donnent leur vie pour les fidèles, a déclaré le pape François, soulignant qu’en agissant ainsi, ils étaient eux aussi "de bons bergers". Il a rappelé que rien qu’en Italie "plus de cent" prêtres étaient décédés du coronavirus depuis le début de l’épidémie en se mettant au service de leur "troupeau".
Il a aussi salué le travail des "autres pasteurs" que sont les médecins parce qu'ils se soucient du bien des gens. Il a expliqué qu’eux aussi donnaient leur vie pour prendre soin du peuple, soulignant que 154 d’entre eux sont décédés dans un acte de service en Italie.
"Le bon berger écoute le troupeau, mène le troupeau, soigne le troupeau", a déclaré le successeur de Pierre. Mais "seul le berger qui ressemble à Jésus donne confiance au troupeau".
Une tendresse de proximité
Ce qui caractérise un bon berger est dès lors "sa tendresse de proximité", a affirmé l'évêque de Rome. "Un berger qui n’est pas doux n’est pas un bon berger". Le chef de l’Eglise a mis en garde contre les "faux bergers", nombreux dans l’histoire de l’Eglise selon lui. Ces derniers exploitent le troupeau car ils sont intéressés "par leur carrière, par la politique ou par l’argent".
La veille, au cours de la messe à la Résidence Sainte-Marthe, le pape avait rappelé que la crise est le moment de la fidélité. La crise n’est pas "le moment de faire des changements [mais] le moment de la fidélité", a-t-il déclaré. Dans ces périodes, il faut "faire confiance au Maître", a-t-il affirmé.
Les temps de crise, des "moments de choix"
Dans son homélie, le successeur de Pierre a souligné que les temps de l’Eglise primitive ont aussi été des "temps de crises", qui sont toujours des "moments de choix". Il a rappelé comment certains disciples, dont ceux d’Emmaüs, ont abandonné leurs certitudes face aux difficultés. Face aux tribulations, il faut "faire confiance au Maître" et être "très ferme" dans sa foi.
La crise est le moment "de la fidélité à Dieu", et donc de la conversion. Pour celui qui la surmonte, c’est "comme passer par le feu pour devenir fort", a expliqué l’évêque de Rome. Les chrétiens doivent donc apprendre à gérer les moments de paix comme ceux de crise, a-t-il insisté, et être fidèles à leurs engagements. (cath.ch/imedia/cd/be)