Couvent intégriste du Mont-Pèlerin : (301287)
Lausanne, 30décembre(APIC) Il existe dans le canton de Vaud une disposition légale réglementant l’acquisition de terrains par des corporations
ecclésiastiques, mais le Département vaudois de Justice et Police ne peut
encore affirmer si l’acquisition le 17 décembre dernier par l’Association
Saint-Elie d’une propriété au Mont-Pèlerin dans le but d’y ouvrir un couvent de carmélites fidèles à Mgr Lefèbvre relève de cette réglementation.
On va étudier prochainement au Département si ce couvent intégriste, qui
accueillera dès le premier mars prochain cinq carmélites suisses qui se
trouvent actuellement au couvent belge de Quiévrain, dirigé par Mère MarieChristiane, soeur de Mgr Lefèbvre, est érigé conformément à la législation
en vigueur. En effet, dans le canton de Vaud, l’acquisition d’immeubles par
une corporation ecclésiastique est soumise à une autorisation soit du
Département de Justice et Police, s’il s’agit d’une corporation ecclésiastique qui n’est pas étrangère au canton et à une autorisation du Conseil
d’Etat si c’est une corporation ecclésiastique étrangère au canton. Cette
disposition légale se trouve à l’article 31 de la Loi vaudoise d’introduction au Code civil. Il s’agit, précise-t-on au Département, d’étudier d’
abord s’il s’agit d’une corporation ecclésiastique et si elle est étrangère
au canton.
A Chardonne, commune sur laquelle s’érigera le futur "Carmel de Mariedes-Anges" du Mont-Pèlerin, on ne s’inquiète pas outre mesure de cette affaire, relève le syndic Alain Neyroud, qui pense qu’un tel couvent de contemplatives, sis au demeurant dans un endroit relativement isolé, ne va pas
troubler la paix confessionnelle dans la commune, qui voit cohabiter sans
problème une communauté protestante majoritaire et une autre catholique,
sans compter le Centre d’études tibétaines du Mont-Pèlerin. Il précise que
la commune a été contactée par un mandataire de l’Association Saint-Elie,
"dont les membres sont Suisses, mais aucun n’est du coin" et qu’il n’y a
rien à redire étant donné que la libre acquisition de la propriété foncière
est garantie. Les restrictions communales ne concerneront de fait que les
transformations prévues (construction d’un mur de clôture et éventuellement
d’une chapelle), la propriété étant située en zone agricole. (apic/be)