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    La réconciliation nationale, une priorité pour le gouvernement

    Côte-d’Ivoire: Mgr Agré appelle à l’unité, en marge du forum national de la réconciliation

    Abidjan, 17 juin (APIC) Le cardinal Bernard Agré, archevêque d’Abidjan, a appelé ses compatriotes à l’unité, affirmant que personne ne peut "dépecer la Côte-d’Ivoire", lors d’une célébration à Man. La Côte-d’Ivoire est confrontée depuis deux ans à des troubles liés à l’exclusion politique de l’ancien premier ministre Alassane Ouattara pour cause de "nationalité douteuse". Le gouvernement réagit et convoque un forum national de la réconciliation.

    Les musulmans, majoritaire dans la partie nord du pays, reprochent au gouvernement de les persécuter à cause de leur soutien à Ouatttara.

    "La Côte d’Ivoire notre pays, se ressuscitera dans l’unité et dans la réconciliation", a notamment souligné le prélat devant des fidèles chrétiens et représentants d’autres religions. "Dieu seul peut nous réunir et nous garder la cohésion nationale et régionale tant souhaitée et tant recherchée", a-t-il poursuivi, tout en invitant ses compatriotes à "construire ensemble la civilisation de l’amour et la culture de la tendresse afin de réussir la réconciliation".

    La réconciliation est aujourd’hui la principale préoccupation des dirigeants ivoiriens. Une conférence nationale rassemblera le 9 juillet prochain toutes les diversités religieuses, linguistiques, économiques, sociales, politiques, du pays. En lien avec cet événement, le président Laurent Gbagbo dont l’arrivée au pouvoir en octobre dernier a été suivi de violences qui ont fait plus de 200 morts, rencontre depuis plus d’une semaine, les représentants des partis politiques, des syndicats, des dirigeants des diverses communautés religieuse, des Organisations non gouvernementales, les chefs traditionnels.

    Les droits de l’homme, un point cardinal

    De son côté, le Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH) a attiré l’attention du président Laurent Gbagbo sur le respect des droits humains dans la recherche de réconciliation. "C’est un point cardinal. Les propositions des uns et des autres semblent oublier le problème des droits humains", a-t-il indiqué. Selon lui, l’on ne doit pas suivre le président Gbagbo qui disait lors de son investiture que "ceux qui sont morts lors des événements de décembre sont morts pour rien". "Il faut que leur mort serve à mettre fin à l’impunité", a déclaré le vice-président du MIDH, Me Laciné Doumbia. (apic/ibc/bb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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