Bruxelles, 1août(APIC/CIP) Bravant la "loi de sécurité nationale", qui
interdit de se rendre en Corée du Nord sans autorisation officielle, une
jeune catholique sud-coréenne, Im Su Kyong, 21 ans, s’est rendue début
juillet à Pyongyang, la capitale nord-coréenne, pour assister à un festival
de la jeunesse. La jeune dissidente risque d’être arrêtée, comme risque de
l’être un prêtre envoyé à sa rencontre, qui a également franchi la frontière.
Ce dernier est membre de l’Association des prêtres pour la justice, qui
compte près d’un tiers des 1.100 prêtres sud-coréens. Le 27 juillet, vingt
d’entre eux, qui gagnaient en voiture un village frontalier proche de la
zone démilitarisée séparant les deux Corée, afin d’y accueillir Im Su
Kyong, ont été arrêtés.
L’Association des prêtres pour la justice s’était déjà signalée en 1987
en révélant la mort d’un étudiant sous la torture des policiers, ce qui
avait suscité d’importantes manifestations et contribué, après une crise
politique grave, à l’instauration d’élections présidentielles directes dans
le pays. Le nouveau défi que l’Association vient de lancer aux autorités
survient à deux mois de la visite de Jean Paul II en Corée, à l’occasion du
Congrès Eucharistique International (5-8 octobre 1989). (apic/cip/mg)