Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le ton est donné

    Corée du Sud: ouverture du Rassemblement de Séoul (060390)

    Séoul, 6mars(APIC) C’est sur des musiques et des danses traditionnelles

    de Corée que s’est ouvert lundi à Séoul le Rassemblement mondial des Eglises organisé par le Conseil oecuménique des Eglises (COE) sur le thème "Justice, Paix et Sauvegarde de la Création" (JPSC). Une ouverture au cours de

    laquelle le pasteur Emilio Castro, secrétaire général du COE a fait allusion à la division de la Corée du Sud et du Nord en relevant que "nous ne

    reculerons devant aucun obstacle pour faire tomber le mur" qui sépare ce

    pays. Quant à l’ouverture officielle, mardi 6 mars, elle a été marquée par

    un culte en présence de plus de 1000 participants, et dont la prédication

    avait été confiée à Mme Marga Bührig, une des présidentes du COE.

    En ouvrant lundi 5 mars ce Rassemblement, le pasteur Emilio Castro avait

    regretté que les représentants de la Fédération des chrétiens de Corée du

    Nord n’aient pu quitter leur pays pour participer à l’événement que constitue ce Rassemblement. Pour sa part, l’évêque Simon Sungsco Kim, président

    du Conseil national des Eglises en Corée, souhaitant la bienvenue aux délégués venus des cinq continents (500 délégués votants, dont 300 représentants des Eglises membres du COE), avait retracé l’histoire de son pays.

    L’eau qui manque, l’eau polluée, l’eau énergie était au centre de la

    prédication de Mme Marga Bührig lors du culte d’ouverture de cette première

    journée du Rassemblement qu’accueille jusqu’au 12 mars la capitale de la

    Corée du Sud.

    Au cours de la prière, les participants ont fait mémoire des martyrs de

    la foi, dont Mgr Oscar Romero, assassiné au Salvador voici dix ans, avec

    une pensée pour "les victimes de Staline, pour les Palestiniens anonymes et

    ceux qui luttent pour leurs droits dans le Pacifique et qui défendent leur

    terre dans les Amériques".

    La présidente du groupe de préparation du Rassemblement, Marga Bührig, a

    en outre souligné "l’unité profonde de tout ce qui existe dans la création

    divine". Au lieu d’une romantique nostalgie du passé, elle a appelé à la

    "résistance au nom de la vie, c’est-à-dire au nom de la justice et de la

    paix". L’homme doit travailler, a-t-elle déclaré, "mais pas dans n’importe

    quelle perspective: il est destiné à être jardinier et intendant de la

    Création divine, et non pas son seigneur et maître". Or, relève Mme Bührig,

    "nous constatons épouvantés que l’intégrité de la Création est si gravement

    atteinte que nous ne pouvons plus la restaurer, que certains dommages sont

    irréversibles".

    L’apartheid au centre du premier débat

    C’est cependant par une intervention du révérend Frank Chikane, secrétaire général du Conseil des Eglises d’Afrique du Sud, qu’a commencé le

    travail proprement dit des délégués au Rassemblement oecuménique. Rappelant

    la libération de Nelson Mandela, le pasteur Chikane a souligné que celle-ci

    ne signifie pas encore la libération pour le peuple sud-africain, parce

    que, a-t-il dit, l’apartheid n’est pas aboli.

    Et de rappeler que la situation de l’Afrique du Sud, pour dramatique

    qu’elle soit, n’est pas unique. "La misère est un luxe que nous ne pouvons

    plus nous permettre, a-t-il poursuivi avant d’inviter à une prise de conscience: " Nous nous trouvons aujourd’hui face à un problème épouvantable:

    nous ne contrôlons plus ce que nous avons découvert! Nous avons acquis la

    capacité de nous détruire nous-mêmes et de détruire toute la création, mais

    nous avons perdu le contrôle de notre création! Il faut nous arrêter et réfléchir à notre incapacité à contrôler notre propre création. Sans quoi

    nous seront condamnés!"

    Trouver un nouveau modèle de société

    A propos des pays de l’Est, qui veulent mettre en place un ordre nouveau, le pasteur sud-africain se demande de quel ordre nouveau il peut

    s’agir. Et de répondre: " Ce ne peut être le capitalisme, qui a fait la

    preuve de son incapacité à résoudre les problèmes. Le viel ordre maintient

    sous sa domination les pays du tiers monde". Pour l’orateur, il faut trouver de nouveaux modèles de société, inventer de nouveaux concepts de démocratie: "Les Eglises ne peuvent pas produire ces nouveaux modèles... mais

    elles peuvent faciliter leur recherche". Et de conclure en déclarant que

    nous devons mettre un terme à l’injustice et à l’oppression dans le monde,

    au racisme et au sexisme, à la pauvreté: "Nous devons cesser d’écraser les

    pays pauvres sous le fardeau d’une dette qu’ilss sont incapables de payer".

    C’est précisément cette recherche qu’ont entreprise les délégués qui se

    sont réunis mardi en groupes de travail sur la première partie du document

    préparatoire au Rassemblement. Avec, au programme, dont le thème est "Désintégration de la création", une analyse des réalités - injustices, violations des droits de l’homme, violence, nucléaire, militarisation -; une découverte de l’"Alliance", face au Dieu de l’Alliance, l’infidélité de

    l’homme et l’urgence de la repentance. (apic/spi/mjh/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus