Séoul, 15août(APIC) Le pasteur Bongani Finca, modérateur de l’Eglise réformée presbytérienne d’Afrique Australe et délégué de l’Assemblée Générale
de l’Alliance Réformée Mondiale (ARM), s’est vu refuser son visa d’entrée à
l’aéroport de Séoul le 13 août 1989. C’est ce que déclare dans un communiqué de presse, la Fédération des Eglises protestantes de Suisses (FEPS) qui
précise que le Pasteur Finca est titulaire d’un passeport du Transkei, "Homeland" institué par le régime d’apartheid sud-africain à l’intention des
"noirs". Conformément à une décision de l’ONU, la République de Corée ne
reconnaît pas la validité des passeports émis par les "homelands" d’Afrique
du Sud.
Six autres membres de la délégation sud-africaine à l’Assemblée Générale
de l’ARM ont refusé, en signe de solidarité, les visas qui leur étaient
proposés par les autorités coréennes. En fin de compte, ils sont entrés en
Corée au moyen d’un "document spécial". Le pasteur Finca a été, pour sa
part, embarqué par les autorités de Corée du Sud dans un avion à
destination de Hong Kong.
Au cours d’une réunion convoquée d’urgence hier soir, la délégation
sudafricaine, parmi laquelle figurait Allan Boesak, Président de l’ARM, a
sérieusement envisagé de quitter l’Assemblée Générale et la Corée du Sud.
Toutefois, il a décidé de rester et de porter devant l’Assemblée Générale,
le cas du Pasteur Finca, qui est un opposant déterminé à l’apartheid, ainsi
que la question des "homelands" en Afrique du Sud.
Lorsque les autorités coréennes ont appris que certains délégués
sud-africains avaient l’intention de quitter la Corée en signe de
solidarité, elles ont répondu : "Partez si vous voulez !", et elles ont
renvoyé trois d’entre eux à Hong Kong.
Allan Boesak espère que les négociations avec le gouvernement coréen
seront couronnées de succès. Il est convaincu que les autorités accorderont
leur visa aux Sud-Africains. En ce qui concerne le pasteur Finca, ce sera
trop tard; il est déjà en route pour l’Afrique du Sud. (apic/com/mg)