Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Controverse parmi les catholiques indiens sur les rites liturgiques(220987)

    Cochin, 22septembre(APIC) C’est toujours la controverse, parmi les

    catholiques du Sud de l’Inde, à propos des rites liturgiques, et

    spécialement de la célébration de la messe dite "rasa", inspirée de la

    liturgie chaldéenne. Une partie des catholiques, qui se rattachent à

    l’Eglise syro-malabare, voit sa liturgie contestée par d’autres, adeptes du

    rite latin. Les responsables de l’Eglise syro-malabare ont eu l’occasion de

    s’expliquer récemment avec le cardinal Simon Lourdusamy, préfet de la

    Congrégation pour les Eglises orientales, qui a effectué une visite en Inde

    durant tout le mois d’aout.

    Le voyage du cardinal Lourdusamy a été interprété par beaucoup comme une

    d’enquete visant à résoudre les querelles des catholiques indiens à propos

    des rites liturgiques. Dans une lettre adressée le 28 mai dernier aux

    éveques indiens, le pape Jean Paul II avait déjà donné des directives en ce

    sens. Sur les 12 millions de catholiques indiens sur une population totale

    de 684 millions, chiffre de 1981, 3 millions et demi sont de rite oriental.

    Les chrétiens de rite syro-malabar se disent descendants de Saint-Thomas.

    Mais l’Eglise syro-malabare proprement dite est issue des prédications des

    missionnaires des XVIet XVIIe s. Le rite syro-malankar est appliqué par

    environ 220.000 indiens catholiques.

    Le pape avait, entre autres, confirmé que c’est à l’éveque du lieu, ou

    l’Eglise indienne célèbre dans un des trois rites en vigueur dans le pays,

    qu’il appartient de prendre des dispositions concrètes qui s’imposent, et

    cela en conformité avec sa propre législation ecclésiastique. Le pape a

    également décidé l’érection d’une éparchie (diocèse) syro-malabare dans la

    région de Bombay-Pune, afin d’assurer une meilleure prise en charge

    pastorale des catholiques syriens qui ont émigré dans cette région de

    l’Etat du Kerala.

    La messe "rasa" à titre expérimentale

    Mais les directives pontificales ont été rapidement considérées par les

    catholiques indiens de rite latin comme des concessions indues faites aux

    catholiques de rite oriental. Ainsi, la messe "rasa" que le pape a approuvé

    à titre expérimental en 1986 et qui est en usage dans six diocèses

    syro-malabars, est considérée par ses détracteurs comme une liturgie

    "mystérieuse, magique, interminable et hérétique".

    Un journaliste catholique, qui s’est intéressé spécialement à la visite

    du cardinal Lourdusamy, a observé que le préfet de la Congrégation romaine

    pour les Eglises orientales s’était généralement abstenu, lors de son

    séjour en Inde, de célébrer l’eucharistie en public autrement qu’en suivant

    le rite latin. Seule exception: la messe syro-malankare que le cardinal a

    célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Trivandrum.

    Le cardinal s’est, en tout cas, vu remettre un mémorandum, signé par un

    milliers de responsables laics qui l’ont supplié de ne pas imposer la messe

    "rasa" tirée de la liturgie chaldéenne. Si le pape a donnée son approbation

    provisoire pour ce rite, font remarqué certains critiques, c’est à

    l’instigation d’une minorité de prélats syro-malabars, qui "obtenu l’accord

    de Rome avec une hate suspecte, passant outre aux objections de la

    majorité". Ces memes critiques reprochent à quelques prélats "leur soif

    démesurée d’inculturation et de retour aux sources". Forts de ce souci, ils

    auraient donné à Rome "l’impression que leur demande était la requete

    unanime de la hiérarchie syro-malabare".

    Pression de la hiérarchie sur le clergé en faveur de la messe "rasa"

    Meme dans les six diocèses ou l’on célèbre la messe "rasa", il semble,

    aux dires de la presse laique, que certains pretres aient été contraints

    d’adopter le rite sous la menace d’interventions épiscopales, voir de

    sanctions.

    D’aucuns se sont également élevés contre la création récente d’une

    éparchie dans la région de Bombay-Pune. La décision du pape, disent-ils,

    était basée sur une mauvaise information. Des personnalités catholiques

    syriennes rejoignent partiellement ces critiques, affirmant que le Vatican

    s’était comporté comme si tous les catholiques de cette région se

    rattachaient au rite syro-malabar. En Fait, ce rite ne concerne que la

    moitié des 70.000 catholiques dans cette partie de l’Etat du Kérala. Et

    certains ajoutent que ces catholiques bénéciaient jusqu’ici d’un

    accompagnement pastoral adéquat de la part de l’archidiocèse de Bombay.

    (apic/uca/cip/cr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus