Congrès de la WACC à Manille (191089)
Manille, 19octobre(APIC) La région africaine de l’Association mondiale
pour la commnication chrétienne (WACC) a pris un soin particulier pour se
présenter au congrès qui se tient à Manille du 15 au 19 octobre. La colonisation a mis à mal l’héritage culturel africain. Aussi l’affrontement estil vif aujourd’hui, entre le "no man’s land", l’incertitude culturelle
laissée par les Européens, et la sauvegarde des valeurs culturelles, ont
constaté les représentants africains.
D’un côté, on voit toute une jeunesse africaine adepte du "disco" et du
"break", ainsi que des téléspectateurs passifs qui suivent sur le petit
écran les danses traditionnelles. Mais d’un autre, on remarque qu’il existe
des peuples, comme celui du Swaziland, à avoir maintenu le lien avec le
passé. Les griots et les danses y vivent toujours. L’art africain a mieux
résisté que d’autres aspects de la vie coutumière.
Pour illustrer leurs propos, les participants africains, par une démarche symbolique, ont porté au milieu de la salle cinq tableaux illustrant
leurs moyens de communication. Dans le film qui a suivi, l’artiste tanzanien Elimo Njau définit sa démarche: "Dieu nous donne, à nous peintre,
écrivains, architectes, etc, le pouvoir de recréer le monde autour de nous.
Ne faisons plus de copies: elles donnent sommeil à Dieu".
Ayant hérité d’un système de communication colonial inadapté au développement de leurs nécessité, les Africains sont en train de prouver que de
nouveaux médias peuvent exprimer leurs traditions et leur culture. A condition que l’influence des anciennes métropoles et des Etats-Unis soit limitée, font-ils remarquer. (apic/spi/pr)