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    Un jésuite africain invite à modérer cette coutume dispendieuse

    Congo RDC: Récipiendaires académiques honorés à grands frais

    Kinshasa, 26 octobre 2004 (Apic) Les cérémonies pour l’obtention des grades universitaires sont l’objet de fêtes dispendieuses, dans un pays où "diplôme n’est pas synonyme d’emploi". Un futur jésuite camerounais se penche sur le phénomène.

    Lors d’une des récentes cérémonies pour l’obtention des grades universitaires, on pouvait se rendre compte, note un aspirant jésuite camerounais, Mathew Bomki, de "la gravité et de l’importance dont sont empreintes ces cérémonies : blocage de la circulation en ville, lauréats inondés de joie, paradant dans des voitures somptueusement décorées", relève l’observateur, cité par l’agence catholique DIA.

    Il serait indiqué de changer les mentalités sur cette question, lorsque l’on voit les cérémonies organisées par les familles des jeunes adultes qui reçoivent les grades académiques, affirme Mathew Bomki. A ses yeux, l’argent amassé pour de telles fêtes, lors des "collations", pourrait être orienté ou investi autrement, en vue d’un futur emploi.

    Mains vides, poches trouées et emploi très loin en vue

    La "collation" est une "action, un droit de conférer à quelqu’un un bénéfice ecclésiastique, un grade universitaire", précise le jeune futur jésuite. "A Kinshasa, qui dit collation dit implicitement fête. A cet effet, des sommes importantes ou faramineuses sont mises de côté pour cet événement. En considérant la conjoncture économique de la RDC, une question s’impose, à savoir, quoi faire après la fête ?". Très souvent, en effet, beaucoup de ces lauréats deviennent chômeurs. "Dépenser de grosses sommes pour un festin si éphémère et se retrouver les mains vides et les poches trouées, avec un emploi très loin à l’horizon" interpelle Mathew Bomki. Qui appelle à "repenser la manière de fêter cette journée si précieuse aux yeux des Kinois" (apic/dia/vb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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