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    Insécurité grandissante dans la périphérie de Kinshasa

    Congo (RDC) : Graves violations des droits de l’homme

    Kinshasa, 23 juin 2000 (APIC) Selon l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), basée à Kinshasa, des membres de la police et des Forces armées congolaises (FAC) "se livrent à des graves violations des droits de l’homme dans les villages proches de la périphérie de Kinshasa: assassinats, viols et arrestations arbitraires se succèdent sans discontinuer".

    "Les militaires et les policiers en poste dans les parties périphériques de la capitale du Congo constituent une cause permanente d’insécurité pour les populations", affirme l’ASADHO. Ces militaires et policiers "font payer à la population civile le lourd tribut d’un Etat de non-droit". Ceux-ci ont pour la plupart pris place dans les fermes pillées appartenant autrefois aux dignitaires du régime de l’ancien dictateur Mobutu. Cinq villages situés dans la commune de la N’Sele et d’autres dans le territoire de Kasangulu (Bas-Congo) vivent dans la terreur.

    A N’djili Brasserie, les militaires postés mettent en détention les personnes qui ne leur paient pas un droit de péage. Une autre barrière placée près d’un village appelé Biboto est le lieu où des militaires, sur ordre du chef de secteur Ngavuka, procède à des arrestations arbitraires et se livrent à des actes d’intimidations à l’endroit de la population. Les éléments de la police de Kasangulu se signalent aussi par des actes de violence contre la population locale.

    Dans un communiqué, l’ASADHO demande au gouvernement de la République Démocratique du Congo d’initier des enquêtes judiciaires en vue d’identifier les auteurs de ces différentes violations des droits de l’homme et de les déférer devant les juridictions compétentes. L’association demande en outre aux autorités congolaises de retirer sans délai tous les militaires en fraction dans ces villages pour les placer dans les casernes. L’ASADHO plaide enfin pour l’indemnisation des familles des personnes ou des familles victimes de cette situation. Elle invite le gouvernement a respecter les engagements internationaux en matière de protection et de promotion des droits de l’homme. (apic/cip/mk)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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