Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Congo: Kisangani panse ses plaies

    Kisangani, 27 juin 2000 (APIC) "Kisangani est un désastre, mais les gens ont une grande volonté de vivre", témoigne le Père Fermo Bernasconi, vice-provincial des missionnaires comboniens au Congo.

    La troisième ville par ordre d’importance de l’ex-Zaïre récupère peu à peu, explique le religieux. Des quartiers entiers ont été violemment bombardés pendant plusieurs jours il y a deux semaines. "La distribution de l’eau et de l’électricité a repris et les deux contingents qui convoitaient le contrôle de Kisangani, rwandais et ougandais, se sont retirés", précise le Père Bernasconi, 49 ans, un italien originaire de la province de Côme.

    Selon lui, il est difficile de connaître le bilan des victimes, mais il dépasse probablement les 600 morts. De nombreuses maisons ont été détruites et beaucoup sont sans abri. "Pour eux, il n’est pas simple de joindre les deux bouts, car les approvisionnements en biens de première nécessité manquent et les prix ont sensiblement augmenté".

    Les dégâts aux structures missionnaires sont considérables. L’institut Maele des missionnaires déhoniens, lycée très renommé de Kisangani, a été fortement endommagé. L’institut Mapendano, dirigé par des soeurs franciscaines missionnaires, a été la cible des bombes. Les montfortains ont perdu trois maisons, les comboniens deux.

    Ces dommages matériels ne sont rien par rapport au traumatisme psychologique subi par la population civile, notamment par les plus jeunes. "La solidarité entre la population et les missionnaires a vraiment été significative, se réjouit le missionnaire. Les déhoniens ont par exemple accueilli près de 200 personnes, prêtres diocésains, séminaristes, religieux d’autres congrégations et civils, dans leur centre de formation de la localité de Plateau Boyoma, à la périphérie de Kisangani".

    On est cependant inquiet quant à l’avenir. La saison des pluies bat son plein désormais et de nouveaux désagréments s’annoncent pour la population locale. Les deux contingents étrangers ne sont plus dans la ville, mais on craint encore leur retour. (apic/cip/misna/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus