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    45 morts, dont 12 femmes et 6 membres d’une commission de paix

    Congo-Brazzaville: Massacre lors d’une cérémonie œcuménique

    Brazzaville, 17 novembre 1998 (APIC) 45 personnes, dont 12 femmes et 6 personnalités religieuses - 4 selon l’Agence Fides et Radio Vatican, à Rome - ont été massacrés samedi matin à Mindouli, à quelque 100 km à l’Ouest de Brazzaville, capitale du Congo-Brazzaville confirme mardi l’Agence Misna à Rome.

    Ces personnalités - l’Agence Fides à Rome indique 2 prêtres orthodoxes, un pasteur évangélique et un membre de l’Armée du Salut et parle d’un nombre incertain de victimes - participaient à une célébration œcuménique dans la paroisse catholique de Sainte-Barbara. Ce massacre est attribué aux miliciens "Ninja", partisans de Bernard Kolelas, dernier chef du gouvernement du régime dissout de l’ex-président Pascal Lissouba (1992-1997).

    Ces personnalités religieuses, commente Radio Vatican mardi, faisaient partie d’une commission pour la paix en vue de négocier avec les miliciens "Ninja" pour le retour à la sécurité dans le pays. Cette commission était composée de 9 personnalités religieuses, dont 6 appartenaient semble-t-il au clergé local.

    Le groupe avait annoncé son arrivée et n’avait pas demandé de protection, de façon à se faire mieux accepter par les rebelles. De Londres, Kolelas avait cependant invité la population à ne pas tomber dans ce qu’il a appelé "un piège tendu par le gouvernement".

    Selon le témoignage recueilli par Fides du Père Bernard Diafouka, un autre prêtre orthodoxe, président de la commission de médiation, qui a réussi à échapper au massacre, des jeunes armés sont sortis de la forêt au moment de la célébration. Ceux-ci ont alors fait sortir les personnalités religieuses et fait évacuer l’église. Ils ont ensuite ouvert le feu sur les religieux et les civils parmi lesquels le nombre des victimes est encore incertain.

    Une action de représailles menée par l’armée congolaise (en majorité favorable au général président Sassou Nguesso) a suivi ce massacre, faisant une vingtaine de morts parmi les rebelles de cette région, précise encore Fides. Les corps des 6 personnalités religieuses assassinées auraient été transférés le lendemain à Brazzaville.

    Bernard Kolelas et la dissidence congolaise en exil nient toute responsabilité dans le massacre et accusent le gouvernement de Brazzaville. (apic/fides/misna/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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