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    Conférence des évêques : la Commission "La femme dans l’Eglise" est née

    La Déclaration de Cologne aborde de vrais problèmes, selon Mgr Candolfi

    Berne, 9mars(APIC) La Conférence des évêques suisses (CES), à l’occasion

    de sa session ordinaire du 6 au 8 mars à Sion, a nommé les 15 femmes

    membres de la Commission "La femme dans l’Eglise" (CFE). Mgr Joseph Candolfi, nouveau président de la CES, a déclaré jeudi au cours d’une conférence

    de presse à Berne que la "Déclaration de Cologne" signée en janvier dernier

    par 163 théologiens et critiquant certains aspects du gouvernement de

    l’Eglise, abordait de vrais problèmes, mais de façon trop générale. Les

    évêques suisses n’ont toutefois pas officiellement pris position au sujet

    de cette Déclaration; par contre, ils vont poursuivre les rencontres qu’ils

    ont régulièrement avec les théologiens des Facultés de théologies suisses.

    La nouvelle Commission de la CES aura pour fonction d’être un "radar, un

    sismographe" auprès des évêques pour tout ce qui concerne la femme, a

    rappelé le P. Roland B. Trauffer, secrétaire de la CES. La Commission "La

    femme dans l’Eglise" est, selon les évêques, représentative de toutes les

    régions de Suisse, tous les âges (la moyenne d’âge est basse), tous les milieux et états de vie (8 femmes mariées, 4 célibataires, 2 religieuses et 1

    divorcée). 4 Romandes font partie de cette Commission : Antoinette Bruttin,

    de Sion; Rosa Maria Esteve, de Paudex/VD; Hella-Maria Hranitzky, de Meyrin/GE; Jeannine Ory-Brahier, de Delémont. C’est à dessein, a relevé le P.

    Trauffer, que l’on a écarté les extrêmes dans le choix des candidates

    (elles étaient plus d’une centaine).

    Ni traditionalistes ni féministes radicales

    Il n’y aura ainsi dans cette commission d’experts ni féministes radicales ni adeptes d’une conception traditionaliste du rôle de la femme. La CFE

    pourra, soit sur mandat des évêques soit selon sa initiative propre, examiner des questions concernant la pastorale ainsi que la vie ecclésiale et

    sociale qui ont de l’importance pour toutes les Eglises locales suisses.

    La Déclaration de Cologne, signée en janvier par 163 théologiens d’Allemagne, d’Autriche, des Pays-Bas et de Suisse - une trentaine de théologiens

    suisses l’ont signée ou appuyée - , aborde des problèmes "à prendre au

    sérieux", a relevé Mgr Candolfi. "Mais nous ne pouvons pas accepter telle

    quelle la façon dont ils sont exprimés, c’est trop général, a poursuivi le

    président de la CES, et il faudrait y apporter de nombreuses nuances; cependant, ces problèmes sont sérieux". L’évêque auxiliaire de Bâle a déclaré

    que la CES n’estimait pas judicieux de prendre position face à cette Déclaration. Mgr Candolfi estime que ce n’est pas sur la place publique qu’on

    peut discuter de tels problèmes. Le meilleur moyen pour les aborder, c’est

    le dialogue avec les théologiens suisses des différentes Facultés de théologie catholique de Suisse, dialogue que les évêques mènent déjà régulièrement.

    Difficulté de réintégrer les anciens d’Ecône

    Selon Mgr Candolfi, il y a de nombreux évêques qui ont du souci avec les

    anciens d’Ecône et la façon dont ils sont réintégrés dans l’Eglise, que ce

    soit en France ou en Allemagne. En Suisse, il n’y a que 3 prêtres intégristes qui ont demandé leur réintégration dans l’Eglise catholique. Le souci

    des évêques, c’est de ne pas lancer dans le ministère sans autre des

    prêtres qui se sont manifestement attachés au passé sans tenir compte du

    Concile. De nombreux autres problèmes, comme les concerts dans les églises

    et les problèmes des étrangers, ont été abordés par les évêques pendant

    leur session de trois jours à Notre du Silence à Sion.

    Un projet de l’Institut de Liturgie de Fribourg sur les "Concerts dans

    les églises" a été discuté. Pour Mgr Corecco, évêque de Lugano, il faut

    avant tout sauver le caractère sacré des lieux de culte. Il faut donner des

    critères aux curés sur la façon d’organiser un concert à l’intérieur d’une

    église : quelle musique est-elle acceptable ou non, tout en tenant compte

    des circonstances, des sensibilités, des traditions. D’autre part, les

    évêques et les vicaires généraux et épiscopaux suisses se retrouveront les

    26 et 27 avril pour traîter du thème "Problèmes des étrangers". Il faut

    rappeler à ce sujet qu’il y a 158 missions pour les catholiques étrangers

    en Suisse, avec environ 200 prêtres et 280 religieuses, soit la grandeur

    d’un diocèse. (apic/bd)

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