Conférence de Rio de Janeiro sur (220592)
Controverse au sujet de la position vaticane sur la démographie
Rome, 22mai(APIC) Le Saint-Siège a réagi vendredi aux controverses concernant la position vaticane sur la démographie et les problèmes de population à l’occasion de la prochaine Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement, qui s’ouvrira début juin à Rio de Janeiro,
au Brésil. Selon des articles de presse, le Saint-Siège aurait exercé des
pressions pour exclure ces thèmes de l’ordre du jour de cette Conférence.
Faux, déclare le Vatican.
"Le Saint-Siège n’a cherché à éliminer aucun document relatif aux problèmes de démographie, a fait remarquer vendredi le porte-parole de la salle de presse du Vatican, Joaquin Navarro Valls; il a seulement tenté de les
améliorer, entre autres en tenant compte de la liberté et de la conscience
de la personne humaine, et en prenant la défense des plus pauvres face à
des contraintes injustes".
En prévision de la prochaine Conférence de Rio sur l’Environnement et le
Développement, la délégation du Saint-Siège s’est contentée d’indiquer
qu’il est nécessaire "de tenir compte des exigences morales dans un domaine
qui touche, de manière essentielle, à la morale familiale et à la morale
sociale".
Pas de "pressions indues" de la part du Vatican
A ceux qui ont parlé de "pressions indues" sur d’autres délégations, le
porte-parole du Vatican a fait remarquer que la délégation du Saint-Siège à
la Conférence de Rio, "bien qu’elle ait été contestée de divers côtés, a
reçu le soutien spontané de plusieurs délégations nationales de toutes les
régions du monde" et a exercé son action "dans le cadre légitime de toute
négociation". La polémique actuelle, souligne Navarro Valls, "semble perdre
de vue la véritable portée de la Conférence de Rio".
Le Vatican note que l’ONU a déjà convoqué une Conférence sur la population pour 1994. Et d’ajouter que cette problématique, bien qu’elle soit importante, "n’est qu’un élément de la problématique de l’environnement et du
développement; elle ne doit pas détourner l’attention de la recherche d’une
solution harmonieuse et globale de tous les autres problèmes". Le Vatican,
relève son porte-parole, souligne que les problèmes d’environnement et de
développement "sont fondamentalement de nature éthique" et qu’ils requièrent des stratégies et des motivations qui trouvent leur fondement dans une
vision globale du monde qui soit cohérente sur le plan moral". (apic/jt/be)