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    Jovenel Moïse était le président de la République d'Haïti depuis le 7 février 2017 © Wikimedia Commons/ JovansLorquet/ CC BY-SA 4.0

    Condoléances du pape après l'assassinat du président haïtien

    Dans un télégramme en date du 8 juillet 2021 et signé par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, le pape François présente ses condoléances au peuple haïtien à la suite de l’assassinat de son président, Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021. Il recommande à Dieu son épouse, gravement blessée.

    « Priant le Père de miséricorde pour le repos de l’âme du défunt, le Saint-Père exprime sa tristesse et condamne toute forme de violence comme moyen de résolution des crises et des conflits », écrit le “numéro 2” du Saint-Siège. Le pontife souhaite « un avenir de concorde fraternelle, de solidarité et de prospérité » au peuple haïtien, conclut le cardinal Parolin avant de transmettre la bénédiction apostolique à Haïti et tous ses habitants.

    À la tête de ce pays depuis 2017, le président Jovenel Moïse a été assassiné par balles par un commando dans la nuit du 6 au 7 juillet. Gravement blessée, son épouse a quant à elle été évacuée vers un hôpital de Miami (États-Unis) pour recevoir des soins médicaux.

    Selon le Premier ministre Claude Joseph, le groupe de mercenaires responsable du meurtre était composé d’anglophones et d’hispanophones qui se seraient fait passer pour des responsables de l’agence américaine antidrogue afin d’approcher l’homme politique. À ce jour, quatre personnes impliquées dans l’assassinat ont été tuées et deux autres ont été arrêtées.

    Un pouvoir en place contesté par l’Église

    Cet assassinat intervient après plusieurs mois de flambée des violences entre gangs à Port-au-Prince, sur fond de crise humanitaire et politique. Il y a un mois, les évêques publiaient une note dans laquelle ils s’opposaient à la volonté du président en place d’organiser un référendum constitutionnel sans l’accord du Parlement. S’en suivait une dénonciation des «maux terrifiants» qui touchent la population du pays: le kidnapping, la criminalité, l’impunité, l’instabilité politique ou encore la détérioration des structures de l’État.

    Centre catholique des médias Cath-Info

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