Conditions de détention des objecteurs de conscience en Grèce (070192)
Bruxelles, 7janvier(APIC) Selon l’organisation belge "Droits de l’homme
sans frontières", les conditions de détention des objecteurs de conscience
grecs, condamnés à 4 ans de prison, se sont nettement améliorées dès la fin
du mois de décembre. Il reste cependant beaucoup à faire pour l’instauration d’un véritable statut les concernant.
Des mesures prises par le ministre de la défense, M. Varvitsiotis, sont
à l’origine de ces changements, rapporte "Droits de l’homme sans frontières", qui précise qu’il reste difficile de percevoir, de la part des autorités de ce pays, une volonté claire d’introduire un service civil tel
qu’il se pratique dans d’autres pays européens.
Jusqu’à mi-décembre, la plupart des objecteurs de conscience étaient incarcérés à la prison militaire d’Aviona, près d’Athènes. Au cours de l’année 1991, la direction de cette prison en avait interdit l’accès à un groupe de députés européens en mission spéciale, invités par des parlementaires
grecs. La "publicité" faite autour des effroyables conditions de détention
a fortement indisposé le ministre grec de la défense. Celui-ci a immédiatement décidé de dégager un budget afin de transformer une partie d’un site
militaire situé à Sindos (Thessalonique). Dans la dernière quinzaine de décembre, 109 objecteurs ont été transférés d’Aviona à Sindos.
Lors de leur visite à cette prison, le jour de la nouvelle année, les
représentants de "Droits de l’homme sans frontières" ont constaté une amélioration des conditions. L’organisation estime cependant que le problème
fondamental du statut de l’objection de conscience en Grèce reste entier.
Ils préconisent notamment une campagne visant à faire pression sur les autorités de l’Etat grec afin d’obtenir la mise en place d’une législation
conforme à la Convention européenne des droits de l’homme. (apic/cip/pr)