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    Le président Uribe déjà confronté à la rue

    Colombie: Tensions à quelques heures de la grève générale décrétée par les syndicats

    Bogota, 16 septembre 2002 (APIC) Le président colombien Avaro Uribe affronte lundi 16 septembre la première manifestation de rue des travailleurs colombiens, pour dénoncer le programme de réformes imposé par l’Etat. A la grève générale prévue s’ajoutent des marches dans les principales localités.

    Les forces de sécurité colombiennes ont été mises en état d’alerte maximum alors que monte la tension à l’occasion de la première grève générale organisée dans le pays pour protester contre le gouvernement du président Alvaro Uribe Vélez, arrivé au pouvoir le 7 août dernier.

    Des centaines de milliers d’ouvriers et de paysans ont été convoqués par les principales organisations syndicales à se rassembler place Bolívar à Bogota, près du palais du gouvernement pour dire non aux réformes en matière d’emploi et de retraite imposés par les plans d’ajustement structurel dictés par le FMI (Fonds Monétaire International).

    Au même moment, des marches se tiendront dans plusieurs provinces du pays, notamment celle de Cundinamarca. Uribe n’a, pour le moment, autorisé aucune manifestation et a rappelé que l’état d’urgence décrété le 12 août dernier est encore en vigueur. Il a en outre avancé que la grève serait manoeuvrée par la guérilla, ce qui a provoqué la colère des organisateurs de la protestation. "Nous rejetons catégoriquement de telles allégations", a déclaré le président de la Centrale Unitaire des Travailleurs (CUT), Héctor Fajardo. "La manifestation d’aujourd’hui se veut une réponse démocratique et pacifique à l’offensive neolibérale du gouvernement et une protestation contre le manque croissant d’emplois", a-t-il ajouté.

    Le taux de chômage a atteint en Colombie les 15,6 pour cent, l’un des plus élevés d’Amérique latine.

    Andres Kompass, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme a pris position contre le refus d’Uribe d’autoriser la grève, en relevant que le droit de manifestation est strictement lié à l’exercice de la libre expression et d’opinion pour tous les citoyens. "L’Etat est tenu de garantir ces droits", a-t-il déclaré dans un communiqué. En outre, il a demandé aux groupes armés de respecter l’autonomie de la population civile. (apic/misna/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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