Colombie: les évêques demandent une meilleure formation (130388)
Rome, 13mars(APIC) Ce dimanche 13 mars environ 14 millions d’électeurs
colombiens doivent élire de nouveaux maires et de nouveaux Conseils communaux pour la période de 1988-90. De telles élections sont le résultat de la
réforme communale sur laquelle les évêques de Colombie ont publié au mois
de juillet 1987 un document soulignant la croissante participation populaire qui vient de créer, au moins sur le plan théorique et institutionnel,
cette réforme. Les prélats viennent de publier un nouveau document sur les
responsabilités des citoyens.
Les évêques colombiens affirment dans ce nouveau document qu’"il s’agit
d’assumer par le vote ses propres responsabilités pour atteindre les buts
prévus. L’Eglise sent que son devoir est au-dessus des partis et des idéologies afin d’annoncer par la liberté évangélique une parole transformatrice de la société".
Cette réforme, selon l’épiscopat de Colombie, implique une période de
changement socio-politique important pour la population et donc spécialement pour les chrétiens.Elle ouvre un défi. "Dans leurs mains se trouve la
possiblité de contribuer à améliorer la qualité de vie de notre peuple,
ajoutent les évêques. Cette réforme peut être un chemin vers la renaissance
nationale". Mais pour l’atteindre "il est nécessaire d’avoir une préparation adéquate, une conscience démocratique et patriotique et une responsabilité pour combattre les manipulations et les persécutions".
Après ces paroles, les évêques expriment leurs craintes qu’il n’y ait
pas encore une préparation civique suffisante et demandent donc que tous
les efforts possibles soient faits pour augmenter l’information concernant
les droits et les devoirs, les programmes et les candidats. En particulier
pour mettre en évidence la responsabilité qu’il y a de participer aux consultations avec son propre vote libre, dans le secret de sa conscience.
Les évêques colombiens repètent leur point de vue catholique contre toutes les formes de violence parce que contraires à l’Evangile, au bien commun et génératrices de nouvelles violences.
"Demandons à Dieu, terminent les prélats de Colombie, que, avec la collaboration des Colombiens, cette mise en route des réformes signifie non
seulement un début, mais bien la réalisation d’une étape de la vie nationale en faveur du progrès spirituel et matériel, de la solidarité, de la
paix, de la justice sociale pour tous et en particulier pour les plus
pauvres". (apic/jt/bd)