Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Une première et un sérieux revers pour le président Uribe

    Colombie: L’Etat condamné par la Cidh pour le meurtre d’un militant des droits de l’homme

    Bogota, 24 décembre 2008 (Apic) Dix ans après les faits, la Cour interaméricaine des droits de l’homme (Cidh) a jugé responsable l’État colombien pour le meurtre de Jesús Maria Valle Jaramillo, avocat et défenseur des droits de l’homme de Medellín, dans le département nord-occidental d’Antioquia. Ce militant a été assassiné par des paramilitaires de groupes d’autodéfense soutenus par le gouverneur d’Antioquia de l’époque, l’actuel président Alvaro Uribe.

    Cette condamnation, rappelle l’organisation de la société civile Institut Populaire de formation (Ipc), est la première à être émise par le tribunal spécial de l’Organisation des États américains (Oea) à l’encontre de la Colombie pour le meurtre d’un militant des droits de l’homme.

    Jesús Maria Valle a été assassiné le 27 février 1998 alors qu’il présidait le Comité permanent de défense des droits de l’homme d’Antioquia, suite au meurtre de trois autres militants: Héctor Gómez, Luis Vélez Vélez et Carlos Gónima.

    L’avocat avait alors publiquement dénoncé de 1994 à 1998 les activités illégales des "coopératives de sécurité" (Convivir) - présumées formations d’autodéfense agraire fondées dans les années 1990 en réaction à la guérilla et soutenues par le gouverneur d’Antioquia de l’époque, l’actuel président Alvaro Uribe. Jesús Maria Valle avait signalé à maintes reprises des opérations conjointes entre l’armée et les paramilitaires d’extrême droite dans la zone d’Ituango, théâtre des massacres de civils les plus brutaux pour lesquels l’État a été condamné par la Cidh en 2006.

    Après cela, rappelle l’organisation de la société civile, Jesús Maria Valle avait été catalogué d’"ennemi des forces armées" et poursuivi pour calomnies. Il a été tué par un groupe de paramilitaires qui avaient fait irruption dans son bureau 24 heures après avoir spontanément témoigné devant un tribunal de Medellín. (apic/misna/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus